Coronavirus au Mali : trop d’obstacles sur le chemin de la lutte

Depuis la déclaration des premiers cas de coronavirus au Mali, une liste d’obstacles se dresse à l’horizon, sur le chemin de la lutte contre la pandémie. Les prix des produits de première nécessité ne font que grimper. A cet état de fait s’ajoutent les falsificateurs de produits qui mélangent de l’eau au gel hydroalcoolique pour augmenter la quantité au détriment de la qualité. L’usage abusif des masques, des gants et du gel hydroalcoolique est une pratique qui peut également nuire d’une manière ou d’une autre à la santé de la population.

Les gestes à éviter

Le gel désinfectant, l’un des produits les plus recommandés pour prévenir la maladie, est mal utilisé par certains. Les plus exposés au danger sont les femmes. En effet il est recommandé de ne pas aller à la cuisine ou près d’une flamme après avoir appliqué ce gel sur les mains. Parce que ces gels contiennent de l’alcool.  Quant au cache-nez, les spécialistes recommandent de les porter plutôt quand on est malade. S’agissant des caches nez à usage unique qu’on vend dans les pharmacies, ils ne doivent être portés que durant 3 h au maximum. Alors que, nos chers Maliens les portent à plusieurs reprises. Cette pratique peut, au contraire, amener une autre infection vu le taux de particules fines qu’ils captent.

 Flambée des prix

Les commerçants sont devenus les premiers ennemis de la population. Le simple gel qui ne coutait pas plus de 1000 francs est maintenant cédé à 3500 francs FCA voire plus. Le grand format dont le prix s’élevait à 6500FCFA est actuellement cédé à 9000FCFA. Pour les caches nez de 200 francs, certains les cèdent entre 1800 et 2000 francs l’unité. L’on se demande si ces commerçants mesurent l’ampleur de leur pratique ? Comment se protéger et protéger les autres si l’on n’arrive même pas à s’acheter ces produits de première nécessité ?

La responsabilité de la population

La population malienne est également appelée à la barre des coupables dans cette difficile lutte de la pandémie. S’il est facile pour certains de pointer du doigt l’Etat il devrait également revoir leurs comportements. L’Etat a formellement interdit les rassemblements à caractère festif mais notre population continue de célébrer des mariages en grande pompe. Le couvre-feu décrété est défié par certains et c’est ainsi qu’ils se font chicoter chaque soir. Il est temps que l’on prenne conscience que ce n’est pas que l’Etat de nous qui doit nous protéger. Chacun peut faire sa part des choses en respectant les mesures d’hygiène. A la population d’éviter les rassemblements et aux commerçants de faciliter l’accès aux produits.

 Assitan Siga FADIGA

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