Karité malien : une filière exploitée en deçà de son potentiel

L’offre et la demande du karité du Mali sur le marché national sont très importantes. Malgré tout, sa contribution dans l’amélioration des conditions de vie des acteurs locaux de la filière, composés majoritairement de braves femmes, est largement en-deçà de son potentiel.

En effet, seulement 60% du potentiel malien, estimé à 250 000 tonnes, sont exporté par an. Et le Mali disposerait d’environ 20 millions d’ha d’arbres de karité.

La chaîne de valeur du Karité produit au Mali souffre du faible investissement du secteur privé.

Dans l’optique d’améliorer l’apport de cette activité dans la croissance économique et les conditions de vie des actrices locales, il a été lancé en 2017, un important programme de durabilité en faveur des femmes de la filière karité, avec pour objectif le financement des femmes.

Ledit programme, une initiative de l’AGK, en collaboration avec son partenaire principal, l’USAID, est développé dans plusieurs pays africains.

Au Mali, le programme de durabilité en faveur des femmes de la filière karité, placé sous la tutelle du ministère du Commerce, avec la supervision de l’USAID, est mis en œuvre par leurs agences d’exécution que sont respectivement, l’Unité de mise en œuvre du Cadre intégré (UMOCI) et ICCO Coopération.

Le Mali, à travers, ce programme, a réalisé d’importantes activités de développement de la filière karité : l’élaboration de la stratégie nationale de développement de la filière karité, en collaboration avec les acteurs de la filière et les structures techniques concernées ; le renforcement des capacités des acteurs de la filière karité ; l’appui à la mise en place du système de gestion de la qualité ; les formations sur les bonnes pratiques de production du beurre ; l’accompagnement des femmes aux conférences annuelles sur le karité dans les PME de production du beurre de Karité, etc.

Parlant toujours du programme multi-donateurs, il faut noter qu’il a été mis en place pour les Pays moins avancés (PMA) dont la plupart des bénéficiaires sont des pays producteurs de karité.

Ainsi, le karité, une filière porteuse, peut faire l’objet de projet intégrateur entre le Mali, le Burkina-Faso, le Benin, le Sénégal et le Niger.

Au Mali, les campagnes de cueillettes de karité sont génératrices d’emplois et de revenus pour les femmes qui en tirent l’essentiel de leurs ressources financières.

Selon une étude menée par les services publics maliens, les cacahuètes et le négoce de beurre de karité fournissent jusqu’à 80% du revenu des zones rurales.

Voilà pourquoi la promotion et la valorisation de la filière karité doivent être inscrites parmi les priorités du gouvernement en matière du développement agricole.

S.K. KONE

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