Respect des mesures barrières : les bars et restaurants à Bamako s’en foutent

Cela fait à peu près un mois que le couvre-feu a été levé au Mali. Une décision qui a été accueillie avec joie dans tout le Mali, particulièrement dans la capitale Bamako, où les bars, restaurants et autres lieux de loisirs ont rouvert de plus bel. Le premier constat porte à croire que les mesures barrières n’y sont pas toujours respectées.

En effet, dans ces lieux toutes les mesures barrières (lavage des mains, distanciation d’au moins un mètre, interdiction de rassemblement de plus de 50 personnes) sont bafouées. Nous avons fait le constat au Golf, un quartier chaud de la Commune V du District de Bamako. Sur une terrasse d’un bar, les clients sont assis côte-à côte en train de manger et de boire sans crainte d’une contamination par le Coronavirus.

D’ailleurs, aucun d’eux ne dispose de masque de protection. On a l’impression que les Maliens ont compris par la levée du couvre-feu, la fin du Coronavirus. Ce qui est une grave erreur, car à ce jour, le Mali fait partie des pays de l’Afrique de l’Ouest où le taux de mortalité est le plus élevé.

Le taux en constante augmentation des cas au Mali pourrait avoir pour explication à la fois cette insouciance et peut être cette levée des premières restrictions. « Une remarque se confirme : le Malien est de nature indisciplinée, personne ne vous empêche de faire ce que vous voulez, mais vous protégez et protégez vos proches est primordial. Mais, quand le gouvernement a décrété le couvre-feu pour cause du CODIV 19, cela n’a plu à personne. Et maintenant que la mesure est levée, qu’on vous laisse faire, c’est le bazar total. Le Malien n’aime que la violence », nous lance un passant sous l’anonymat, dégoûté par cette situation.

À 10 mètres de notre premier bar, le constat est de même dans ce restaurant, qui déjà à 20 h est plein de monde. Ici également, aucune des mesures barrières n’est respectées par les gérants, et serveuses, encore moins les clients aspergés par la saveur des mets.

Sans doute, les bars, restaurants et autres, lieux par excellence de grandes retrouvailles, s’avèrent des vecteurs de propagation du virus de la pandémie à Coronavirus. Ainsi, les vagues de contaminer ne ferons qu’augmenter.

« Les pays africains jouent à la marionnette. Les puissances mettent la musique et nous dansons. Cette maladie, jusqu’à preuve du contraire, je n’y crois pas » fredonne un client.

Cependant, il y a ceux qui prennent réellement le virus très au sérieux. Comme dans ce célèbre glacier  du quartier de l’Hippodrome, en Commune II de Bamako. Ici, nous constatons que le respect des mesures barrières est une obligation pour tout le monde. Lavage des mains au savon, gel hydro-alcoolique, et masque sont exigés pour le personnel, mais aussi pour les clients.

ADAM DIALLO

 

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