Restriction du Hadj 2020 : un rendez-vous manqué et un manque à gagner

Après un bon moment d’hésitation sur la tenue du pèlerinage à la Mecque, le 5è pilier de l’islam, et l’un des plus grands rassemblements au monde, en raison de la pandémie du Covid 19, les autorités saoudiennes ont finalement décidé de son maintien du 28 juillet au 2 août 2020.

Mais, le nombre sera limité à seulement un millier de personnes, de toutes nationalités « se trouvant à l’intérieur du Royaume saoudien». Cela, conformément aux mesures de précaution pour contenir la propagation de la pandémie», a précisé, mardi 23 juin 2020, le ministre saoudien du Hadj et de la Oumra, Mohammed Benten, lors d’une conférence de presse, sans préciser les critères de sélection de personnes autorisées à effectuer le Hadj 2020.

Malgré la pandémie du coronavirus qui affecte toutes les activités socioéconomiques à travers le monde, le Hadj 2020 est maintenu. Toutefois, des conditions drastiques ont été prises par les autorités saoudiennes pour éviter la contamination de la maladie pendant le pèlerinage.

Ainsi, elles en ont limité le nombre à un millier de musulmans se trouvant sur le territoire saoudien.

« Le nombre n’atteindra pas les 10 000 ou les 100 000. Le pèlerinage sera limité à des fidèles de moins de 65 ans et qui ne sont pas atteints de maladies chroniques», dira son homologue de la Santé, Tawfiq Ben Fawzan Al Rabiah.

Si en 2019, le nombre de pèlerins était estimé à 2,5 millions de personnes, en 2020, ce sont 2,7 millions de pèlerins qui étaient attendus sans la pandémie du Coronavirus.

Au Mali, à la Maison du Hadj, on était dans la dynamique de restituer aux pèlerins les frais de voyage, en cas d’annulation du pèlerinage.

« Il est de leur droit prendre leur argent ou de le laisser jusqu’au prochain Hadj », nous avait révélé une source auprès de la Maison du Hadj de Bamako.

Un rendez-vous manqué certes pour les fidèles musulmans qui aspiraient se purifier, mais aussi un grand manque à gagner pour d’abord les autorités saoudiennes qui après le pétrole tirent l’essentiel de leurs ressources financières du Hadj et du Oumra, sans oublier les Saoudiens qui bénéficient des retombées.

Les autorités des pays de départ des pèlerins, les agences de voyages, les compagnies aériennes chacun avait quelques choses à gagner de ce voyage spirituel pour certains et d’affaires pour d’autres.

Andiè Adama DARA

 

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