11 août : l’assaut final du M5 RFP ?

Après les 5 juin, 10 et 19 juillet 2020, le Mouvement du 5 juin- Rassemblement des Forces Patriotiques appelle à une mobilisation générale de ses militants et sympathisants, cet après-midi mardi 11 août 2020, pour réclamer une fois de plus la démission du Président IBK et de son régime. Au regard de la ferme détermination affichée par les leaders du mouvement de contestation, la sortie d’aujourd’hui est qualifiée comme celle de l’assaut final, mais « sans violences ».

Pour réussir cette sortie ultime, l’Iman Mahmoud Dicko, autorité morale du mouvement, a invité, à la faveur d’un point de presse, les maliens, particulièrement les Bamakois à fermer toutes les boutiques et services à partir de midi.

Cette sortie du mardi que les leaders du mouvement appellent « mardi pas comme les autres » et qu’ils veulent « la plus grandiose en termes de mobilisation » sera décisive, car l’Imam DICKO, qui tient à peser de tout son poids, joue sa dernière carte.

En effet, apprend-on, le Chérif de Nioro, mentor de l’Imam Dicko, aurait demandé à ses partisans de ne pas sortir pour éviter le chaos du pays.

Pour les leaders du M5-RFP, cette manifestation est la traduction de la colère d’une grande partie des maliens qui aspirent à plus de justice sociale et de bonne gouvernance, dont le régime IBK et son régime n’ont su garantir depuis plus de 7 ans de règne.

Aussi, indiquent-t-ils, la trêve observée pour la fête de Tabaski a permis de considérer un certain nombre de démarches pour faire de cette sortie du mardi un évènement historique.

C’est dire que le dialogue ne semble plus être possible entre le Président et le M5-RFP. En tout cas la situation demeure très tendue. Et tout porte à croire que tous les ingrédients d’un mauvais bras de fer, dont nul ne peut présager de l’issue, sont réunis. Car en face, le pouvoir aussi n’a pas fait mystère de sa détermination à s’assumer et maintenir l’ordre public. Pour ce faire, il est prévu le déploiement des forces de sécurité pour l’arrestation des manifestants qui s’attaqueraient aux biens publics ou privés, qui seront traduits et jugés immédiatement devant le Procureur pour flagrant délit, et placés sous mandat de dépôt.

Il est à noter que la CEDEAO, dont l’émissaire est à Bamako depuis hier lundi dans la matinée, avait déjà annoncé un régime de sanction contre tous ceux qui poseraient des actions contraires au fonctionnement normal des institutions républicaines du Mali.

Andiè Adama DARA

 

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