Cour constitutionnelle : les dossiers brulants qui attendent les 9 sages

Les nouveaux membres de la Cour constitutionnelle du Mali ont été installés et renvoyée, le lundi 10 août 2020, à l’exécution de leurs missions, devant l’Assemblée nationale et la Cour suprême réunies, lors d’une session solennelle présidée par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita.

Si l’installation de cette nouvelle Cour est aperçue par bon nombre de maliens comme un ouf de soulagement, pour d’autres « réservistes », il faudra attendre ses premières décisions qui seront très déterminantes dans la décrispation ou non de l’actuelle crise sociopolitique que connait le pays.

Et pour cause, les sages auront comme lourdes tâches de plancher sur les résultats des élections législatives dernières, notamment ceux des 31 députés dont les sièges sont contestés à l’Assemblée nationale.

Après la prestation du serment, le nouveau président de la Cour constitutionnelle, Amadou Ousmane Touré, conscient de la gravité de la situation, a fait savoir qu’ils vont travailler sans aucune passion et sans aucune pression afin que la crise puisse finir pour les bonheurs du peuple Malien.

Ainsi, il est attendu de la nouvelle équipe, dirigée par Amadou Ousmane Touré, des décisions très fortes, qui pourraient faire bouger les lignes d’un Mali enlisé, et profondément ancré dans un blocage institutionnel depuis plusieurs mois.

Élu à l’unanimité par les autres membres, le dimanche 9 août 2020, le nouveau président de la Cour constitutionnelle s’est notamment illustré dans la lutte contre la corruption, lorsqu’il était à la tête du Bureau du Vérificateur général.

Le nouveau président de la Cour constitutionnelle est loin d’être un inconnu sur la scène politique malienne. Jusqu’à son élection dimanche, Amadou Ousmane Touré occupait le poste de directeur de cabinet du Premier ministre, Boubou Cissé, avec rang de ministre. Il a également été ambassadeur du Mali en Côte d’Ivoire de 2008 à 2011.

Âgé de 63 ans, Amadou Ousmane Touré, magistrat, a été Procureur de la République près le tribunal de Première instance de la Commune III du District de Bamako, et en 2004, Procureur général de la Cour d’appel de Bamako, jusqu’à son départ pour Abidjan en 2008.

En tout cas, « Amadou Ousmane Touré est vu comme un homme honnête et travailleur », confie un ancien haut fonctionnaire malien qui a travaillé avec le Bureau du Vérificateur général.

« C’est un homme de dossiers », ajoute Brehima Mamadou Koné, chercheur à l’Institut de recherche et de promotion des alternatives de développement en Afrique.

Notons que les nouveaux membres de la Cour nommés conseillers désignés par le président de la République sont : Aser Kamaté, Amadou Ousmane Touré, et Me Doucoure Kadidia Traoré.

Ceux désignés par le président de l’Assemblée nationale sont Me Malick Ibrahim, Mme Ba Haoua Toumagnon, et Beyla Ba. Les trois désignés par le Conseil Supérieur de la Magistrature sont : Demba Tall, Mohamed Abdourahamane Maiga et Djènéba Karambenta.

Ousmane Tangara et Seydou K Koné

 

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*