Embargo : Le Mali peut-il tenir ?

Au lendemain du coup d’Etat militaire qui s’est soldé par la démission du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, la CEDEAO a décidé de mettre le Mali sous embargo qui va se traduire par la fermeture des frontières et l’interdiction des flux financiers et bancaires. Des sanctions qui auront un impact certain sur l’acheminement de certains produits vers les consommateurs et favorise la hausse des prix desdits produits.

Mais, ce que beaucoup de maliens redoutaient, à savoir : la hausse des prix de produits de première nécessité qui ne font partie de l’embargo, est devenue une réalité. Pour preuve, le prix du sac de sucre et le bidon de 20 litres d’huile ont pris l’ascenseur depuis quelques jours à Bamako au grand dam des consommateurs.

En réalité, depuis l’annonce des sanctions, les activités d’importation et d’exportation au Mali sont paralysées. Par conséquent, le risque est grand, selon les économistes : « Si le volume de produits importés baisse, il est logique que l’offre augmente par rapport à la demande. C’est d’ailleurs une loi élémentaire en économie et les prix ont tendance à augmenter », note Khalil Dembélé, Economiste.

Aussi, explique-t-il, les produits de première nécessité, notamment le riz, le mil, l’huile, l’oignon, le sucre entre autres, ne sont pas pour la plupart maîtrisés par l’Etat ou dont les prix fixés ne sont pas suivis dans l’application. Et certains commerçants profitent de certaines conjectures pour augmenter les prix des produits rendant difficile l’accès des consommateurs à ces derniers.

Par ailleurs, souligne M Dembélé, si le Mali dépend alors en matière d’importation de produits de première nécessité de certains pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal ; il est alors nécessaire de revoir la politique d’approvisionnement de stock du pays pour éviter la montée spontanée des prix de produits dans les situations de crise.

Andiè Adama DARA

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