Femme malienne, pilier social et financier de la famille

Au Mali, dans un passé lointain, les tâches dans la famille étaient très bien reparties. Ainsi les femmes s’occupaient du ménage et les hommes apportaient ce qu’il faut pour prendre la famille en charge. Mais avec l’évolution du temps et des mœurs, les choses ont changé. Et ils ont pris compris que l’un peut faire le travail de l’autre et vice-versa. Ainsi instruite ou pas, citadine ou rurale, la femme malienne est de plus en plus entreprenante dans tous les domaines d’activités. Cependant, force est de reconnaître qu’il y a encore des pesanteurs socioculturelles qui entravent sa promotion dans certains secteurs, ainsi que son autonomisation financière.

Le constat est que, comme les hommes, chaque année, le nombre de femmes diplômées augmente. Cependant, elles restent cantonnées le plus souvent dans les secteurs informels. En effet, malgré leur haute lutte pour l’égalité des genres, le taux des femmes fonctionnaires reste très faible par rapport à celui des hommes.

Et le plus souvent, elles sont victimes de stigmatisation par les hommes qui refusent leur épanouissement professionnel.

« Je suis une femme au foyer, ayant fait des études de comptabilité et travaillé pendant un an avant mon mariage. Et juste après le mariage, mon mari n’a pas voulu que je retourne au travail et depuis je suis là, avec de temps en temps des petits problèmes financiers qui font leur apparition dans notre couple. J’ai donc décidé de faire un petit commerce pour aider la famille. Aujourd’hui, je suis fière de moi et mon mari l’est aussi », raconte KB, commerçante au Golf, du quartier Baco-Djicoroni, en CV du District de Bamako.

A l’instar de la dame KB, elles sont très nombreuses les femmes maliennes qui sont cheffes de famille ou contribuent largement dans la prise en charges des dépenses de la famille.

Même si, dans la plupart des ménages, les rôles socialement prescrits imposent aux femmes la quasi-intégralité des tâches domestiques et des soins aux enfants. Une réalité évidente, pas facile pour la femme malienne rurale ou urbaine qui concilie champs et tâches domestiques. Mais elles y arrivent.

« Nous sommes obligées, c’est ce que nous connaissons, nos mamans l’ont fait pourquoi pas nous ? Ma mère était enseignante et à leur époque, le phénomène des bonnes n’était pas populaire. Nous prenons exemple sur elles. Les contraintes familiales et professionnelles deviennent la routine », a-t-elle conclut.

ADAM DIALLO

 

 

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