Hivernage : certains quartiers de Bamako sont invivables

Pour certaines personnes, la période hivernale est synonyme de fraîcheur et de bien-être et pour d’autres un moment de calvaire. C’est le cas des habitants de certains quartiers de la ville de Bamako. Certains attendent les premières gouttes de pluies pour venir déverser leurs ordures ménagères dans la rue ou même dans les caniveaux. Ces déchets finissent leurs courses entraînées par le courant d’eau devant le domicile d’autrui.

Un incivisme sans qualificatif quasi insupportable avec les odeurs nauséabondes qui donnent envie de vomir. Une situation que ne cesse de dénoncer certains passant et habitants.

« Malgré les dispositions prises et surtout les nombreuses campagnes de sensibilisation pour une capitale propre, les choses demeurent inchangées pour s’empirer chaque année. Chaque jour, nous assistons à la création de GIE, malgré tout, nous avons des familles qui n’y adhèrent pas et rendent la vie dure au voisinage », se lamente cet habitant.

En effet, nous sommes à Sabalibougou, un quartier de la Commune V du District de Bamako, dans une rue derrière le Centre de santé. Ce matin, pour passer ici, c’est un véritable parcours du combattant. Nous avons des routes abimées que les gens essayent de remplir par des ordures ménagères :

« Regarder vous-même l’état de cette rue. C’est vrai qu’elle n’est pas bonne, mais ce n’est pas l’endroit pour y déverser des ordures. Nous avons beau parler, les coupables nous accusent de faire un abus de pouvoir. Ils attendent chaque fois la tombée de la pluie pour commettre leur forfait, pire, il y a n’a pas une seule famille qui vide son WC en ce moment-là. Nous cohabitons non seulement avec toute sorte d’insectes, mais nos enfants sont aussi exposés aux maladies. Je demande à ce que des sanctions soient prises à l’endroit de ces mauvais citoyens », confie une dame sous anonymat.

Quant à Diakaridia Diakité, un jeune du quartier, il dira que cette situation n’arrange personne : « Chaque année, c’est comme ça, le même problème mais jamais de solution. L’année passée nous nous sommes réunis pour ramasser et remplir les trous avec des cailloux, mais n’empêche, ils continuent à nous pourrir la vie. Je me dis que c’est juste une question d’hygiène, ils ignorent les conséquences de leurs actes et pensent que les gens qui protestent veulent montrer leur pouvoir alors que cela nous concerne tous, car nous récoltons ensemble les conséquences » conclue-t-il.

ADAM DIALLO

 

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*