Concertations nationales sur la transition : le désordre !

Après un premier report, pour des raisons d’ordre organisationnel, les concertations nationales sur la transition en vue de convenir de la gestion de la transition, ont failli être de nouveau reportées. La parade de kati est d’organiser une rencontre de validation des Termes de références les 5 et 6 septembre prochain au CICB, avant d’enchaîner avec des consultations locales et régionales. Le CNSP donne rendez-vous à partir du 10 septembre pour le format national de la concertation.

C’est par un communiqué et une conférence de presse nocturne que le CNSP, par la voix de son porte-parole, a précisé l’esprit de l’organisation de ces fameuses concertations dites nationales.  Si certains maliens se félicitent de cette initiative des nouvelles autorités du pays, d’autres, estiment que les concertations de ce week-end, ne seront que le remake du Dialogue national inclusif.

De plus, le désordre qui entoure l’organisation matérielle de cette importante rencontre laisse pantois. Comment comprendre qu’à 24h de l’événement, les potentiels participants s’en tiennent à un simple communiqué de convocation de réunion ? Le service protocolaire d’invitation semble hors-jeu en raison de la non spécificité des organisations attendues à ce rendez-vous.

Dans une autre logique, ces concertations ne semblent pas opportunes du moment où, en décembre 2019, toutes les forces vives de la nation du Mali s’étaient retrouvées pendant 3 jours, pour diagnostiquer les maux du pays, à l’issue duquel exercice d’importantes recommandations ont été formulées dans tous les domaines. Que seront ces concertations sinon un autre rendez-vous budgétivore, dans un contexte ou seul le diagnostic ne permet pas de soigner le patient « Mali ».

Pour beaucoup d’observateurs, l’heure n’est plus aux rencontres et aux beaux discours, mais plutôt aux actes en vue d’amorcer ce changement tant entendu par l’ensemble des maliens.

Aussi, dénoncent-ils, le comportement des politiciens qui sont comptables de la situation actuelle du pays : « Il faut tourner la page de l’ancienne génération politique et permettre aux jeunes de saisir leur chance », lance un internaute.

Par ailleurs, cet enseignant estime qu’il serait logique que les recommandations du Dialogue national inclusif reviennent sur la table des échanges, car les problèmes du Mali sont bien connus et de tous : « Ces rencontres ne sont que du tape-à-l’œil, car ce sont les mêmes personnes qui vont encore se retrouver pour faire les mêmes propositions comme d’habitudes. Ils nous disent que les caisses sont vides, alors pourquoi engager des dépenses inutiles dans l’organisation d’un forum qui sera que du copier-coller », a-t-il indiqué.

En attendant, les populations demeurent les éternelles victimes face à l’embargo enclenché par la CEDEAO qui exige le retour à l’ordre constitutionnel. Il serait mieux de traduire en actions concrètes les nombreuses solutions consensuelles pour relever les défis qui assaillent le pays et d’engager les réformes qui permettront de sortir le pays de l’impasse actuelle.

Andiè Adama DARA   

 

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