Grèves dans le monde universitaire : Après les enseignants, l’AEEM ?

A l’issue de son assemblée générale, tenue le lundi 14 septembre dernier, l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) de la Faculté de droit privé (FDPRI) de l’Université des Sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB), a décidé de suspendre toutes les activités estudiantines y compris les cours de Master au sein de ladite faculté.

Les raisons de cet arrêt des cours seraient la non-satisfaction des doléances formulées. Il est cité pêle-mêle les problèmes des attestations abrogées, les irrégularités des semestres, la magouille au concours du Master et l’attribution de dérogation à certains étudiants.

De quoi s’agit-il ? Selon les explications des leaders du Comité AEEM et de certains étudiants, les attestations de la Licence de certains étudiants de la Promotion 2014-2018 sont « prises en otage par le secrétaire principal, Dr. Issiaka Coulibaly, avec l’incapacité du doyen par intérim, Cheick Hamala Fofana ».
« Après la proclamation de résultats de la Licence, 80 étudiants admis ont vu leurs noms sur une liste qui a abrogé leurs attestations. Par discrimination, 11 étudiants ont reçu leurs attestations par le Recteur l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) et il reste maintenant 69 étudiants qui n’ont pas encore mis la main sur les attestations »

Le deuxième point de revendication porte sur les irrégularités de semestres I, III, V. Ils sont nombreux, les étudiants qui n’ont pas vu leurs notes du TD (Travaux dirigés), leurs feuilles de TD ont disparu, ou leurs noms ont été omis.
« Tout cela est dû à l’implication du Secrétaire principal à la place des chefs des DER », dénoncent les responsables de l’AEEM.

Le troisième point des doléances est relatif à la dérogation faite à la Promotion sortante.
« Nous avons demandé au Recteur de faire des dérogations spéciales pour nos camarades étudiants. Ayant cette prérogative, il est en train d’en faire un fonds de commerce, un business, car 47 étudiants ont eu leur dérogation et il reste encore plus de 60 autres étudiants qui attendent toujours. Pourquoi cette discrimination », déplorent les leaders de l’AEEM.

Le quatrième et dernier point concerne le concours pour le Master. Selon les étudiants frondeurs, il n’y a aucune transparence dans le déroulement de ce concours. La preuve, le secrétaire principal avec ses acolytes de l’administration font appel à leur connaissance, proches et parents pour venir s’inscrire au Master et souvent ils font le concours dans le bureau de ce dernier.
« Nous réclamons nos revendications sans aucune violence et nous demandons au Doyen, au Recteur et à tous les autres agents de l’administrations de mettre nos camarades dans leurs droits », insistent-ils.
Notre rédaction, dans une prochaine parution, tentera de donner des éclairages à partir des lampions de l’administration mise en cause.

Seydou K. KONE

 

 

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