Iba Montana : jeune rappeur apôtre de la violence

Le jeune rappeur répondant, à l’état civil, au nom de Sidi Sissoko, mais plus connu sous le sobriquet de Iba Montana, ne cesse de faire parler sur lui. Reconnu pour son talent et ses inspirations sur le plan musical, il n’en reste pas moins un désastre sur le plan éducationnel tant ses sorties médiatiques sur les réseaux sociaux s’accompagnent de dérives et d’injures à nos valeurs culturelles.

Iba Montana, « l’enfant du ghetto » est connu sur la comète rap par ses textes qui dénoncent mais aussi insultants et qui incitent surtout ces nombreux fans, généralement des jeunes, vers l’alcool et à la possession des armes à feu, des couteaux à tout moment. Ce qui lui a valu l’interdiction formelle par les autorités politiques de se produire en Commune IV du District de Bamako, son fief natal.

Habitué de la polémique, il revient cette fois avec une vidéo publiée sur sa page Facebook, le 6 septembre 2020, dans laquelle il montre un pistolet et le manie en s’adressant à ses fans qu’il appelle, dans son jargon propre à lui seul, « les tchialés » à qui, il conseille d’avoir au moins un couteau ou un canif « sisi » à tout moment.  En effet, depuis sa découverte sur le terrain du rap malien, il fait l’objet de vives critiques, à cause de son comportement maladroit, et de son message déviant, un collectif de jeunes a porté une plainte contre lui en 2018. Et depuis, le jeune avait disparu des radars à Bamako.

Selon certaines sources, il serait parti au Cameroun pour une formation. D’aucuns pensaient que cela pourrait être une occasion pour qu’il soit récupéré afin qu’il puisse continuer avec sa carrière musicale.

Hélas, redoutent d’autres, car comme le dit cet adage bambara, « le chien ne change pas sa façon de s’asseoir même s’il est chez ses beaux-parents ». Cette vidéo du 6 septembre, dès son retour au bercail, prouve à suffisance que le jeune rappeur a continué avec ses habitudes.

En tout cas, avec la chute du régime IBK, dont il était l’un des plus grands pourfendeurs, il incombe aux autorités compétentes de prendre leur responsabilité pour encadrer ce jeune et tous ceux qui font la promotion de la déviance morale sous le couvert de l’art et de la culture.

S.K. KONE

 

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