Sahel occidental : nouveau front terroriste au Mali ?

Après le Nord et le Centre du Mali, aujourd’hui le Sahel occidental concentre des attaques ciblées contre des positions de l’armée malienne. Des cellules dormantes de groupes extrémistes y opèrent depuis des années, et mènent régulièrement des attaques contre les forces armées et de sécurité du Mali.

La dernière en date est l’attaque de Guiré dans le cercle de Nara, qui a causé la mort de dix soldats, le jeudi dernier, selon le ministère malien de la défense et des anciens combattants. Il précise également qu’une trentaine de terroristes ont été neutralisés au cours de l’embuscade tendue contre les FAMA.

En 2017, un commandant de la gendarmerie de Guiré avait été enlevé par des hommes armés, qui avaient tué son chauffeur au cours du rapt.

En novembre 2016, la ville de Banamba a été la cible d’attaque d’hommes armés. Ils avaient ordonné la fermeture des écoles dans plusieurs villages du cercle.

 La région de Kayes touchée par l’activisme djihadiste

Kayes, la région minière du pays, était jusque-là épargnée par l’activisme djihadiste. Plus récemment en janvier 2020, le poste de gendarmerie de Diema a été attaqué par des terroristes, avec un bilan de deux terroristes et un gendarme tués.

D’autres attaques, attribuées à des bandits ou à des groupes terroristes, touchent la région de Kayes depuis le début de l’année 2020.

Des analystes en sécurité mettent en garde contre l’élargissement d’un nouveau front djihadiste au Sud et l’Ouest du pays, frontaliers avec la Mauritanie.

La forêt de Wagadu s’étalant entre le Mali et la Mauritanie est connue pour abriter des bases arrière des groupes affiliés à Al-Qaeda au Maghreb islamique, très actifs le long des deux frontières.

 AB

 

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*