Violences faites aux femmes : brisons le silence !

Dans la société africaine, surtout malienne, la femme est considérée comme inférieure à l’homme, à qui elle doit se soumettre. Une perception inculquée à la jeune fille dès son jeune âge. Ainsi, toute femme qui tenterait de se rebeller contre cette règle sociale est battue.

En effet, de plus en plus des associations et organisations internationales de défense des droits de la femme sont créées pour dénoncer et lutter contre les violences faites aux femmes, surtout en milieu conjugal.

Il ressort des statistiques que, dans le monde, sur 3 femmes, une ferait l’objet de violences dans sa vie. Et selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 38% des meurtres de femmes sont liés à des violences conjugales.

Au Mali, les violences faites aux femmes sont encouragées par les considérations socioculturelles, car fondées sur des croyances qui place la femme sous l’emprise du sexe masculin qui la domine. Pour preuve, elles sont nombreuses celles qui perdent la vie ou gardent à vie les séquelles des coups de leurs partenaires, mais qui gardent le silence, par respect au principe sacro-saint « la femme doit obéissance et soumission à son mari » ou de peur d’être divorcées. Un acte qui déshonore certaines familles.

Mais, aujourd’hui, de nombreux cas de violences faites aux femmes sont racontés sur les réseaux sociaux, permettant ainsi aux associations et organisations de se saisir du dossier pour les transmettre à la justice.

La vie en société est assimilée à un champ de bataille au regard des violences de toutes sortes (viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse indésirée ou stérilisation et mariage forcé, etc.) que subissent certaines jeunes filles ou des femmes mariées.

« Oui nous, nous avons eu la chance de partir à l’école et de faire des longues études. Mais, elles sont encore très nombreuses les femmes qui n’arrivent toujours pas à se libérer de la prison dans laquelle elles s’enferment mentalement. Une situation qui trouve non seulement son explication du fait que notre société est patriarcale, car donnant l’autorité à l’homme à qui la femme doit obéissance et soumission, mais aussi transmissible de la mère à la fille. Dans la société malienne, beaucoup de femme sont érigées en l’instrument d’assouvissement des désirs charnels de l’homme, à faire des enfants et veiller au bien-être et à la renommée de la famille », explique Mme Diarra institutrice à la retraite.

Un triste constat qui n’est pas sans conséquences dommageables sur la santé physique, mentale de la femme.

« Il faut dire qu’une fois que la violence s’installe dans un couple, il devient difficile d’en venir à bout. A la longue, l’harmonie du couple disparaît et laisse place généralement aux injures, aux coups et blessures. Etant le sexe faible, devant la justice, la femme peut se voir humiliée, déstabilisée. Pire, malheureusement, ce sont encore et toujours, les femmes qui perdent la vie suite aux violences qu’elles subissent de la part des hommes », déplore Mme Diarra.

En tout cas, il est temps de briser ce cercle vicieux de violences faites aux femmes, en dénonçant ces bourreaux dans les ménages ; mais également de sensibiliser davantage la nouvelle génération sur les principes d’égalité entre les deux sexes, afin que la femme ainsi que la jeune fille cessent d’être perçues comme un instrument ou un sujet corvéable et malléable à sa guise et qu’on peut battre à tout bout de champs sans se soucier des conséquences de ses actes.

                                                    ADAM DIALLO

 

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