Affaire créances de la BICIM : le Comité syndical saisit la justice

Le Comité syndical de la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie au Mali (BICIM), dans une lettre signée de son Secrétaire général, Hamadoun Bah, adressée au Procureur général, exprime ses très vives inquiétudes face à deux de leurs clients, qualifiés « d’indélicats ». Amadou Gagny Lah et Mohamed Abdourhamane, respectivement représentants les sociétés Food Stop SARL et Petrogio et AMZ, auraient contracté pour près de 3,5 milliards FCFA de dette auprès de la BICIM et se refuseraient à tenir leurs engagements.

Sous l’ancien Président Ibrahim Boubacar Keita, ils étaient nombreux les opérateurs économiques proches des barons du régime, particulièrement le fils du président, qui étaient non seulement des « intouchables », mais aussi impliqués dans les plus grands scandales financiers du Mali.

Aussi, d’autres, sur instructions des barons du régime, bénéficiaient d’importants crédits bancaires qu’ils refusaient d’honorer au moment convenu.

Aujourd’hui, la BICIM est victime de ses deux clients indélicats, qui étaient très proches du régime. Selon le Secrétaire général du Comité syndical de la BICIM, ces deux clients ont voulu profiter de leur situation privilégiée auprès de l’ancien régime pour se dérober du paiement de leurs créances qui plombent aujourd’hui l’ensemble des résultats de la banque, fruits du labeur des travailleurs.

Aussi, soutient-il, ces deux clients, Amadou Gagny Lah et Mohamed Abdourhamane, présentent à eux seuls une créance de près de 3,5 milliards de FCFA pour la seule BICIM.

« Le Comité syndical, soucieux de l’avenir de notre Banque et du bien-être de ses employés, trouve inadmissible que ces deux clients plombent les efforts de plusieurs années de travail et de sacrifices consentis. D’autant plus qu’ils se croient sous le sceau de l’impunité totale et n’hésitent pas à exhiber leurs patrimoines au vu de tous », souligne-t-il.

Par ailleurs, le Secrétaire général du Comité syndical de la BICIM qui dit avoir, d’ores et déjà, l’appui du Syndicat national des Assurances-Banques et Etablissements financiers (SYNABEF), compte user de tous les moyens légaux à sa disposition pour recouvrer l’intégralité de ces créances.

Seydou K. KONE

 

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