Embargo de la CEDEAO : il faut régler la note de frais

L’embargo a eu un impact fâcheux sur bien d’acteurs du trafic routier, notamment les conducteurs routiers, les vendeurs environnants, mais aussi et surtout, les opérateurs économiques maliens, qui ont essuyé d’énormes difficultés concernant, notamment, le dépassement des délais d’entreposage, ou de magasinage à cause de la suspension de la mobilité des camions à cause de l’embargo. Ces frais supplémentaires risquent de peser sur l’économie nationale dans son ensemble.

Au cours du transit des marchandises, un délai d’entreposage est fixé pour chaque marchandise. Le dépassement de ce délai peut entrainer conséquemment des pénalités (majorations) journalières chez le propriétaire de la marchandise, si toutefois celle-ci n’est pas débarquée à date convenue, le propriétaire de la marchandise subit donc des pénalités.

Au niveau des ports, par exemple, la durée des stationnements prolongés des camions du fait de l’embargo sur le Mali, a entrainé des pénalités sur des frais de magasinage et de surestaries dans les ports de transit des marchandises selon un acteur du commerce.

Il explique que la location des conteneurs doit impérativement se conformer à des règles préétablies, notamment les délais de débarquements des marchandises.

Ainsi donc, l’embargo supporté par le Mali a fait que des marchandises ont dépassé les délais de débarquements.

Une situation qui pourrait entrainer des pénalités sur les opérateurs économiques, qui pourront à leur tour rabattre ces pénalités sur les prix des marchandises auprès des grossistes, qui aussi vont à leur niveau répercuter sur les commerçants détaillants. Ces derniers pourront faire connaitre ces majorations, à leur tour, sur le consommateur. Il va sans dire donc que l’après embargo, malgré la levée des sanctions, pourrait conduire le marché malien à connaitre certaines augmentations de prix, à (court terme). Toutefois, pour éviter de tels scenarios, des efforts sont en cours au niveau des organisations faitières regroupant les acteurs du commerce au Mali.

Au Conseil malien des chargeurs (CMC), une source affirme que des démarches sont en cours auprès des autorités portuaires ivoiriennes, sénégalaises et guinéennes notamment, pour l’allègement des coûts liés à l’embargo et à la non prise en compte de pénalités dues à l’embargo que le Mali a subi, et qui a fait que des marchandises n’ont pu transiter facilement et à bonne date.

Selon notre source, une Commission ad hoc a même été mise en place au sein du Conseil malien des chargeurs, pour entamer et poursuivre des négociations avec les autorités maritimes des pays trois premiers partenaires portuaires du Mali (Côte d’Ivoire, Sénégal, Guinée), afin de limiter des effets de pénalités, qui pourraient perturber davantage le marché malien, même après l’embargo.

La même source indique que les autorités portuaires de la Côte d’ivoire particulièrement ont réservé un écho favorable à la doléance de l’organisation des chargeurs maliens, et se disent prêtes à œuvrer de manière à amortir les pénalités liées aux délais de surestaries et de magasinage, provoquées par l’embargo.

Dans une lettre adressée au Conseil malien des chargeurs (CMC), les autorités portuaires d’Abidjan ont demandé au CMC « de leur transmettre en temps opportun la liste de ces marchandises ».

Ousmane Tangara

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