Insécurité à Bamako : les armes à feu banalement accessibles !

L’insécurité est devenue un véritable phénomène qui hante les populations de la capitale malienne. La preuve, de paisibles citoyens sont attaqués souvent en plein jour dans leurs commerces ou à domiciles. Si pour certains, cette situation est due à la banalisation du processus de procuration des armes à feu au Mali, d’autres, au contraire, expliquent cette violence par le chômage.

La spirale de braquages et de vols à mains armées à Bamako et environs a atteint depuis longtemps sa vitesse de croisière. Cette recrudescence du taux de banditisme perpétré par des gangs de jeunes armés de pistolets artisanaux ou automatiques, propres aux films hollywoodiens, est liée surtout à la facilité avec laquelle ces armes sont acquises. Tel est l’avis de beaucoup d’observateurs, victimes de ces malfrats.Selon Moussoudou Arby, Directeur de la sécurité publique à la Direction générale de la Police, la procédure d’acquisition d’une arme au Mali obéit à des règles et une enquête approfondie sur le demandeur :

« Cette demande est transmise au niveau de la Direction générale de la police nationale. Quand nous recevons cette demande pour attribution, nous envoyons dans les unités de sécurité publique territorialement compétentes du demandeur qui va mener une enquête approfondie sur la personne », explique-t-il.

Qu’ils soient des personnes physiques ou morales notamment les entreprises privées ou les sociétés de surveillance, de gardiennage et de transports de fonds, le Directeur de la sécurité publique à la Direction générale de la police nationale rassure que les demandeurs qui sont passés par les services compétents sont en règle et leurs autorisations de port d’arme sont conformes aux principes.

Alors, d’où viennent les armes à feu avec lesquelles les bandits s’attaquent aux paisibles citoyens en plein jour ou nuitamment à Bamako et environs ?

En tout cas, avec la crise sécuritaire qui sévit dans le pays depuis des années, il serait très difficile, voire impossible de lutter efficacement contre le port illégal d’armes, car souvent on ne sait pas faire la différence entre les agents de sécurité et les malfrats, souvent habillés de la même tenue, avec les mêmes. Et ce sont les pauvres populations qui sont constamment dans la peur.

Andiè A. DARA

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