La chainette au pied des filles : arme de séduction ou signe de dépravation

Dans la société malienne, il n’est pas rare de voir les jeunes filles et femmes avec des chaînettes au pied. Une parure qui donne une allure élégante à la femme. Cependant dans notre société, le port de cet accessoire renvoie à de connotations positives ou péjoratives, selon le milieu.

Le Mali est pays vaste, avec une multitude de langues, d’ethnies, et de cultures. Ainsi, dans chacune de ses communautés, il y a une interprétation particulière qui se fait sur certaines pratiques. Pour le port du bracelet, nous avons pu avoir quelques-uns.

Dans la tradition peuhle, le port du bracelet est une obligation, voire une fierté pour la famille de la jeune fille qui le porte. En effet, selon la qualité et le poids du métal, il traduit l’image de la richesse de sa famille. Fait généralement d’or, d’argent, de perles ou bien même de laine, il est indispensable.

Dans la coutume Sénoufos, au Sud du Mali, la chaînette ou bracelet au pied est bien porté en général lors des cérémonies d’initiation, ou autres festivités populaires.

Chez une minorité de Songhaïs et de Sarakolé, c’est la jeune financée qui le porte généralement pour faire désister les possibles prétendants.

Cependant dans la société malienne, riche de par sa culture, la chaînette au pied ne renvoie toujours pas à une idée positive de la femme qui le porte.

La femme est le reflet de la famille. Par conséquent, elle se doit d’être pudique. Mieux, il faut le dire cette parure fait ressortir l’élégance du pied et rend attirant cette partie du corps de la femme, qui renvoie à une image érotique, sensuelle qui souvent vous donne une image qui n’est pas forcement vraie.
Pour certaines jeunes filles ou femmes de bonne moralité portent des chainettes aux pieds pour séduire davantage leurs maris ou pour des raisons socioculturelles.

Par contre, d’autres estiment que le port de la chaînette au pied est un signe de dépravation sociale qui renvoie à la prostitution. C’est-à-dire un langage codé que ces femmes de meurs légères utilisent pour se faire aborder par les hommes.

ADAM DIALLO

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