Le Fonds d’appui à l’industrie cinématographique omis

Dans le Décret N°2020-0096-PM-RM du 16 octobre 2020 portant répartition des services publics entre la Primature et les départements ministériels, le Fonds d’appui à l’industrie cinématographique (FAIC) est superbement omis.

Une grosse légèreté administrative qui dénote du petit de sérieux de la part des agents publics maliens à un tel niveau de responsabilité. Sinon comment comprendre qu’un tel Décret du Premier ministre peut passer tous les conseillers techniques jusqu’à la diffusion sans que personne parmi eux ne décèlent une telle omission.

Ce n’est point par mépris pour la structure, encore moins un manque d’importance, mais seulement par négligence de la part de ceux qui élaborent les textes, le plus souvent, signés par les chefs hiérarchiques, qui ne se donnent pas la peine de relire le contenu.

Si le Fonds d’appui à l’industrie cinématographique (FAIC) a pu être omis dans ce décret de répartition des services publics entre la Primature et les départements ministériels, certainement, d’autres services publics relevant d’autres départements seraient dans la même situation.

La question est de savoir si le Premier ministre prendra un nouveau Décret intégrant tous les services omis dans la légalité, ou s’ils vont continuer à fonctionner sous le sceau d’aucune autorité politique.

Dans certains pays, ce genre de manquements est puni, car constitutif de fautes administratives.

Pour rappel, le Fonds d’appui à l’industrie cinématographique, organisme personnalisé du ministère de la Culture et l’artisanat et du tourisme, est un établissement public à caractère administratif qui a pour mission principale d’appuyer le développement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel au Mali. En effet, sa vision est de faire des industries cinématographiques des vrais pôles technologiques dynamiques pour le développement économique du Mali.

Par ailleurs, l’objectif global du Fonds d’appui à l’industrie cinématographique est de « développer la dimension économique du cinéma et l’audiovisuel en permettant leur connexion réussie dans le circuit de création de la richesse et de réduction de la pauvreté pour accroître la part du secteur du cinéma dans la formation de la production intérieure brute (PIB) et à la création des emplois ».

Comment peut-on omettre un service public de telle importance, faisant de lui un orphelin.

Sékou CAMARA

 

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