Bourse du travail : un meeting contre l’esclavage à Kayes

Une centaine de personnes ont tenu un meeting devant la bourse du travail, jeudi 5 novembre pour dénoncer la pratique de l’esclavage par ascendance dans la région de Kayes.

Des ressortissants de Kayes à Bamako et de nombreux manifestants venus de plusieurs villages exposés à la pratique de l’esclavage dans la région ont manifesté devant la bourse du travail de Bamako pour alerter les autorités du pays sur la situation que vivent de milliers de personnes dans la première région administrative du Mali. Quatre associations de lutte contre l’esclavage dans la région de Kayes sont à l’origine de ce rassemblement, notamment Ganbana international à travers son bureau de Bamako.

Parmi les manifestants, on compte des victimes de violences liées à la pratique de l’esclavage. Beaucoup brandissaient des portraits photos de proches blessés ou tués pour avoir refusé le statut d’esclave. La plupart sont des activistes de la lutte contre l’esclavage : Mountaga Diarrisso, Youssouf Sissoko, Gossy Sissoko et Mahamadou Sissoko, les quatre victimes de Diandjoumé dans le cercle de Nioro en septembre dernier.

Les manifestants réclamaient justice pour les victimes et la criminalisation de l’esclavage par l’adoption d’une loi. Après le drame du 1er septembre à Diandjoumé, suite à une décision de justice sur la gestion foncière, une trentaine de personnes ont été arrêtées. Une semaine plus tard, des experts des droits de l’homme de l’Onu avaient exhorté les autorités maliennes à mettre un terme à l’esclavage, rejoignant plusieurs voix qui dénoncent cette pratique depuis 2016.

Les manifestants ont fortement interpellé les autorités de la transition à prendre à bras le corps le problème. Et garantir l’égalité de tous devant la loi. « Tous les maliens naissent libres et égaux en droits et devoirs », peut-on lire dans une de nombreuses banderoles tenues par les manifestants qui se sont dispersés pacifiquement.

Plusieurs personnes ont perdu la vie pour leur opposition la perpétuation de l’esclavage. De nombreuses autres ont été contraintes de quitter leurs habitations et leurs terres cultures. Tandis que d’autres vivent sous le coup d’un embargo. Environ 2000 déplacés sont actuellement réfugiés à Mambry dans le cercle de Kita.

Rédaction

 

 

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