Enseignement supérieur : Des mesures pour instaurer la quiétude

Dans le cadre de la mise en œuvre des plans d’actions des feuilles de route issues des recommandations du Forum national sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique vient de prendre des mesures draconiennes. Il s’agit de la libération des domaines universitaires des occupations illégales, la dénonciation des protocoles signés avec le Cenou et l’Aeem, la mise en place des Groupes de sécurité universitaire (GSU) et enfin la mise en opération des postes de sécurité dans les espaces universitaires.

Depuis sa nomination dans le gouvernement de transition en tant que ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Amadou Keita est à pied d’œuvre pour redorer le blason des Universités du Mali. Pour se faire, l’une des conditions optimales est la sécurisation des étudiants, des administrateurs et du corps professoral.

En effet, le ministre Keita, qui est loin d’être en terrain inconnu, vient de prendre certaines décisions, le mardi 15 décembre 2020, pour la mise en œuvre des plans d’actions des feuilles de route issues des recommandations du Forum national sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire. La première décision constitue la libération des domaines universitaires des occupations illégales. Le département demande aux recteurs d’universités, aux directeurs des grandes écoles, aux directeurs des instituts et au directeur général du Centre national des œuvres universitaire du Mali (CENOU) de prendre toutes les dispositions afin de déguerpir, dans un délai d’un mois, tous les parkings, gargotes, kiosques et autres installations illégalement aménagées dans l’emprise de leurs structures respectives. « Par ailleurs, je tiens à rappeler que les parkings, gargotes, kiosques et autres installations dans les espaces sociaux des domaines universitaires sont gérés par le CENOU et ceux dans les espaces pédagogiques ainsi que leurs servitudes (alentours) sont gérés par les Institutions d’enseignement supérieur et de recherche respectives », précise la lettre du ministre. Ainsi, le ministre Keita invite le directeur général du CENOU à prendre toutes les dispositions utiles en vue de dénoncer tous les protocoles signés entre l’Aeem et sa structure et lui rend compte sous une dizaine de jours.

Une autre décision concerne la mise en place des Groupes de sécurité universitaire (GSU). En effet, le ministre Keita fait savoir aux recteurs d’universités que la situation sécuritaire est de plus en plus préoccupante, marquée par des scènes de violences entre étudiants, dans les espaces universitaires. Selon le libellé de la lettre du ministre, la résolution, en partie, de cette montée d’insécurité passe nécessairement par l’opérationnalisation des Groupes de sécurité universitaire. A cet effet, dit-il, il est apparu nécessaire, de procéder urgemment à l’élaboration des décisions fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de ces GSU. Avant de préciser qu’ainsi l’opérationnalisation desdits GSU est une activité des plans d’actions des feuilles de route issues des recommandations du Forum national sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire.

De même, dans une autre lettre adressée à son homologue de la Sécurité et de la Protection civile, le ministre Amadou Keita demande la sécurisation des postes universitaires. Il sollicite son homologue à prendre toutes les dispositions utiles pour l’opérationnalisation des quatre (4) postes de sécurité créés dans les cités universitaires de Kabala, 03 de Badalabougou et d’un à l’IPR/IFRA de Katibougou. Aussi, l’organisation avec les Recteurs des patrouilles et des fouilles périodiques dans les cités universitaires de Kabala, de Badalabougou, du Point-G, de Ségou et de l’IPR/IFRA de Katibougou.

 

Seydou K. KONE

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