Gestion de la transition : L’image et l’honneur de Bah N’Daw en jeu

ls sont nombreux les Maliens qui plaçaient l’espoir en ces militaires putschistes. Mais cet espoir se brise de jour en jour par le comportement des militaires qui ne font que violer quotidiennement les textes de la transition pour leurs intérêts personnels, en commençant par la charte de la transition. De nombreuses interrogations se posent quant à la suite de cette gestion de la transition.
Malgré la nomination de Moctar Ouane, technocrate et diplomate, au poste de Premier ministre, les militaires putschistes, en dépit de la pression de la CEDEAO ont eu la part belle en occupant, des postes juteux et stratégiques du gouvernement. Les leaders contestataires du régime d’IBK, qui voulaient être les dirigeants de la transition ont été déçus car ils n’ont pas été considérés par les militaires. Selon certains, ces leaders regrettent aujourd’hui le départ d’IBK, car la refondation d’un nouveau Mali est loin de trouver son chemin.
Selon les informations et les observations, les militaires putschistes sont en train de faire pire que le régime d’IBK. Et d’autres estiment que Bah N’Daw qui se laisse malmener par ses enfants, doit savoir que son image et son honneur sont en jeu. Pour la mise en place du Conseil national de transition (CNT) les deux décrets portant sur la clé de répartition de 121 membres pour rassembler toutes les couches de la société a été violée. Le Vice-président Assimi Goita a placé Malick Diaw comme président du CNT, car il paraît clairement qu’il a choisi les personnes devant siéger au CNT afin de faciliter l’élection de son Numéro 2. Certaines personnes ont été choisies sans qu’elles manifestent leur intérêt un fait qui est en violation des deux décrets. Plus grave, ces militaires sont en train d’insulter l’intelligence du peuple Malien, car personne ne sait qui représente quelle organisation, quelle faîtière ou quelle structure. Aucune mention de profession des membres nommés unilatéralement par Assimi Goita et Malick Diaw. Une erreur fatale. Ils doivent savoir que le CNT joue un rôle capital pendant la transition et le choix de ses membres ne doit pas se faire dans le clientélisme et le favoritisme. Cependant, les militaires putschistes ne doivent pas avoir la mémoire courte, ils savent que le pays appartient au peuple et que c’est une partie de ce peuple qui a chassé le président IBK pour sa mauvaise gestion du pays.
Il est grand temps que Bah N’Daw prenne les choses en main, en respectant son serment pris devant Dieu et le peuple malien. De même pour Goita et ses frères d’armes. Le Mali a tant souffert et les populations maliennes méritent le bonheur.

Seydou Karamoko KONE

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