Emploi et formation professionnelle : les 3 axes de la vision de Mohamed Salia Touré

Plusieurs fois pressenti dans les gouvernements sous le régime d’Ibrahim Boubacar Keita dit IBK, la nomination de Mohamed Salia Touré en octobre dernier, comme ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, vient confirmer la confiance accordée à la jeunesse malienne dans la haute sphère du pouvoir. Trois mois après sa nomination, le cadet du gouvernement de transition dirigé par Moctar Ouane, nourrit l’espoir à travers sa méthode et sa diligence dans l’exécution de sa mission conformément à la feuille de route de la transition.

Très actif sur le terrain dans le cadre du développement et de la fidélisation des partenariats, la vision de Mohamed Salia Touré se décline en trois axes. Il s’agit de l’exécution des activités prioritaires et d’urgence. Notamment la bourse de l’emploi et de la formation professionnelle dont la 3ème édition s’est déroulée à Bandiagara du 26 au 28 décembre 2020. Une dizaine de jeunes porteurs de projets ont reçu chacun un montant de 500 000 francs et des kits à l’issue de l’évènement. Dans le cadre du premier axe, le ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle a effectué l’ouverture du Centre de Formation Professionnelle de Senou avec une première cohorte de 100 apprenants.  La rentrée solennelle de la formation professionnelle est attendue en janvier prochain.

790 000 jeunes en attente du premier emploi

A ce programme d’urgence, vient s’ajouter la table ronde des bailleurs sur la mobilisation des ressources qui fait partie du deuxième axe de la vision. Le troisième axe s’inscrit dans la refondation du secteur de l’emploi. Il s’agit de repenser les politiques sur l’emploi et la Formation Professionnelle tout en dressant l’état des lieux à travers les états généraux de la formation professionnelle.

La question de l’emploi et de la formation professionnelle, la reconversion de milliers de jeunes victimes de déperdition scolaire et qui échappent ainsi aux structures formelles d’encadrement et d’insertion inquiètent les plus hautes autorités. Ils sont estimés aujourd’hui à plus de 790 000, des jeunes actifs, recensés au niveau de la direction nationale de la formation professionnelle en attente du premier emploi.

Andiè A. DARA.

 

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