Enseignement supérieur : Quelle alternative pour les études ?

 

Plusieurs concours de circonstances ont poussé l’Etat et les directions des écoles à fermer les classes durant de longs mois. Pendant cette longue période qui a fait craindre une année blanche en 2020, cet ensemble ne pas avoir trouvé une alternative à la fermeture des classes à cause du Coronavirus. Où en sommes-nous avec l’outil technologique à l’école ?

Les Universités doivent être les lieux où on trouve les solutions aux maux de la société. Car, elles disposent des hommes et des femmes érudits. Les lieux où on doit prophétiser l’avenir du pays. Comme on le dit, l’éducation est la source fondamentale du développement d’une nation.

En effet, depuis l’apparition de la pandémie à Coronavirus qui a secoué le monde, beaucoup de pays ont mis fin à leur programme académique et instauré des cours en ligne.

Au Mali, certaines universités privées ont évidemment adapté ce système tant bien que mal pour dispenser les cours via internet, et bien entendu, ils ont pu achever une année scolaire normale. Des universités privées comme Sup’Management ont réussi la prouesse de développer leur propre réseau de cours en ligne. Ce qui n’est pas le cas au niveau des universités publiques du pays.

Les amphithéâtres restent fermés depuis fin mars 2020. Après quelques semaines de reprises, le syndicat a déclenché une grève illimitée. Ainsi, le 15 décembre 2020, avec le retour de la pandémie, les autorités ont décidé de fermer les établissements publics et privés pour éviter la propagation du virus. Le 04 janvier dernier était fixé comme date de reprise. Mais une autre décision a été prise lundi dernier pour la suspension des cours jusqu’au 25 janvier prochain.

Avec l’incertitude de la COVID 19, ce temps de fermeture doit être mis à contribution pour trouver des alternatives afin de pouvoir poursuivre les cours. Sinon, l’avenir de notre pays serait incertain. « Nous sommes entre le marteau et l’enclume. Nous sommes en train de perdre des années dans une seule classe et à ce rythme, on ne sait pas combien d’années pour avoir sa licence et éventuellement pour ceux qui auront la chance et les moyens pour continuer avec le master et le doctorat », se lamente Amadou Ouane, un étudiant à la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG). Quant à Fatoumata Koné, elle estime qu’avec la révolution numérique, les autorités maliennes notamment universitaires doivent être à mesure de faire dispenser les cours en ligne avec la situation actuelle qui s’impose.

Par ailleurs, il est nécessaire de rappeler qu’en 2009, sous le régime d’ATT, Modibo Sidibé à l’époque Premier ministre, avait annoncé et promis un ordinateur pour chaque étudiant. Cette promesse est restée sans suite. Dans ses promesses électorales, IBK, en 2013, en avait fait également en trouvant le moyen d’offrir environ 13 000 ordinateurs aux universités, qui accueillent, selon les estimations, plus de 125 000 étudiants.

SKK

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