Fête de fin d’année : Les pétards ont encore retenti !

Depuis plus de 2 ans, l’importation des pétards et autres feux artifices est interdite au Mali. Toutefois, leur utilisation persiste durant chaque fête de fin d’année dans le pays. Si certains observateurs blâment l’incivisme et l’inconscience de certaines populations, d’autres estiment que c’est à l’Etat de prendre toute sa responsabilité en ce qui concerne le respect d’une décision qui lui incombe.

Pour le Contrôleur Général Siaka Bouran SIDIBE, directeur régional de la police du district de Bamako : « Cette année, nous sommes dans un contexte très particulier d’abord sur le plan sécuritaire car nous sortons d’une zone de turbulence ensuite sur le plan sanitaire le contexte sanitaire qui préoccupe tout le monde. Utiliser les pétards surtout qu’ils émettent des bruits comme les armes à feux est dangereux.  C’est pour cela que nous allons renforcer nos patrouilles et appliquer l’interdiction en interpellant tout ce qui vont être vu en possession de ces produits ».

L’importation des pétards et autres feux d’artifices est arrêtée au Mali depuis 2018, signale Amadou Foucourou BAKHAGA, DGA des douanes : « Au niveau des douanes, on envoie des instructions claires à toutes les structures en ligne pour leur dire que tel produit n’est plus autorisé. Il n’y a pas d’intention d’importation qu’on donne aux importateurs de pétards. En principe il n’y a pas d’importation. S’il y a importation cela ne peut être que de la contrebande et la douane œuvre contre ce phénomène », a-t-il indiqué.

Le marché des pétards n’en demeure pas moins florissant. Et les pétards et autres feux d’artifices ont encore retenti dans la nuit du 31 décembre 2020 au 1er janvier 2021. La consigne de l’interdiction a été ignorée dans certains quartiers de la capitale ainsi que dans quelques régions à l’intérieur du pays.

A Koro, la situation était confuse « Les jeunes s’étaient résignés pour cette année mais il semblerait que ce sont les hommes en tenu qui avaient donné le top départ des pétards. Et les jeunes avaient déjà les pétards sur eux n’ont fait que continuer la pratique qui a secoué toute la ville », affirme une ménagère qui dit avoir passé la fête en famille.

Dans la capitale, une bonne partie des bamakois a aussi foulé aux pieds, la consigne d’interdiction. De Attbougou au Golf en passant par Faladiè, les bruits des feux d’artifices et de pétards n’ont pas manqué d’inquiéter les populations. Pour les vendeurs, ce commerce est momentané et cette période de fêtes ne saurait être célébrée sans exprimer sa joie avec les pétards : « Cette décision des autorités n’est pas la bonne, car nous avons des pétards depuis longtemps. Nous les revendons aujourd’hui car nous y avons investi », souligne Mahamadou Dembélé.

Andiè A. DARA

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