Reprise des activités ferroviaires : tout est fin prêt pour d’ici la fin de l’année 2021

 

Depuis plus de deux ans, aucune action concrète n’avait été posée pour la reprise des activités ferroviaires de la ligne Dakar-Bamako en raison des difficultés administratives mais aussi à cause d’un argument économique. Actuellement la Société du Patrimoine Ferroviaire du Mali (SOPAFER), entend faire évoluer le monde des rails pour cette année et annonce que toutes les conditions sont réunies pour la relance du chemin de fer d’ici la fin de l’année 2021.

La relance du trafic Dakar-Bamako est un des projets jugés prioritaires par les autorités de la transition accentué par la pression de la grève de l’UNTM qui revendique entre autres la circulation du train voyageur.

Selon Ibrahim Maïga, Directeur Général de la SOPAFER, la société en charge du projet est à pied d’œuvre pour le bonheur des populations : « Il y a déjà l’engagement des plus hautes autorités avec le financement du plan d’urgence de relance de près de 10 milliards de nos francs. On a aussi les offres qui sont lancés pour les travaux de voies et l’acquisition des locomotives ainsi que la réhabilitation des bâtiments et ouvrages d’art. Au regard de ce qui se dessine on peut dire que d’ici la fin de cette année on peut voir le train siffler au Mali », a-t-il déclaré.

Le Directeur Maïga précise que la commande de 4 nouvelles locomotives est lancée dans un pays de la sous-région pour donner une nouvelle vie au transport ferroviaire. Les dossiers d’appels d’offres pour les ouvrages (pont de Mahina-Toukoto et Gualougo) sont déjà prêts et ils seront aussi lancés. Le programme d’investissement vise à remettre à niveau la voie entre Bamako et Diboli, longue de 586 km, en réhabilitant 19 gares ferroviaires, et en restaurant des campements pour la surveillance et l’entretien de la voie ferrée. Une cure de jouvence qui passera par une remise à niveau du système de télécommunications.

Mahamane Thienta, Coordinateur du Regroupement des syndicats et Associations des cheminots du Mali, estime qu’il reste beaucoup à faire : « Personnes ne peut s’hasarder pour mettre un mastodonte de près de 110 tonnes sur ces rails sans pourtant faire un re-confortement. Nous comptons sur la société de patrimoine pour que l’exploration qui va se passer soit positif pour que nous puissions au moins voir les locomotives », souligne le Syndicaliste.

Il convient de noter que le potentiel commercial du corridor Dakar-Bamako est estimé à 4 millions de tonnes par an. Cet arrêt accentue la pression sur des routes peu nombreuses et vétustes pour la plupart- convoyant 80℅ des échanges extérieurs du Mali. La réhabilitation de cette voie ferrée, maintes fois réclamée par les acteurs et riverains des rails, permettra sans nul doute le renforcement de l’intégration sous régionale en Afrique de l’Ouest, favorisera la libre circulation des personnes, biens, capitaux, et services, consolidera les économies, et soutiendra le processus de développement.

Andiè A. DARA

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