Septentrion et centre du Mali : les conditions du retour de l’Administration se définissent

 

Depuis 2012, à cause de l’insécurité grandissante, certaines localités du pays, notamment Mopti, Kidal et Ménaka, sont privées d’administration de l’Etat. Les attaques des groupes armés sont récurrentes et participent à prolonger  l’absence de l’Etat dans lesdites zones.

Depuis 2012, les indépendantistes et les groupes armés ont réussi à  instaurer la terreur comme mode de vie au quotidien chez les populations dans les zones du nord et du centre du Mali, en commettant des crimes de guerres ineffables.

Des militaires exécutés, des civils tués, des femmes violées, des enfants transformés en soldats, la liste est longue et triste. Résultat : la fuite de milliers de personnes à l’intérieur du pays et dans les pays voisins et surtout le repli de l’administration vers des zones moins exposées. Pendant huit ans, la situation a perduré, le gouvernement malien et ses alliés ont engagé une lutte farouche contre ces ennemis de la PAIX. Des efforts continuent d’être consentis par l’Etat afin d’assurer aussi le retour de l’administration dans les zones désertées.

En effet, lors de sa dernière session, tenue le vendredi 08 janvier 2021, sous la présidence du Premier ministre, Moctar Ouane, les membres du Conseil national pour la réforme du secteur de la sécurité (CNRSS) se sont penchés sur la question. Le chef du gouvernement a déclaré dans son allocution, que l’évolution croissante de l’insécurité classique et l’apparition de nouvelles formes de criminalité, justifient à suffisance, que de nouvelles orientations soient données à la politique sécuritaire du pays, en vue de satisfaire les besoins légitimes de sécurisation des personnes et de leurs biens. C’est pourquoi, « le gouvernement s’emploie, aujourd’hui plus qu’hier, à recentrer l’agenda stratégique autour de la protection des populations civiles, en orientant toutes les ressources et les énergies nécessaires vers leur sécurisation », a indiqué le premier ministre Moctar Ouane. Il estime que la note conceptuelle soumise lors de la session, est la première étape d’un processus devant aboutir à l’élaboration d’un plan holistique de retour qui implique l’ensemble des parties prenantes concernées. « Pour y parvenir, il vous faudra faire preuve d’esprit d’ouverture, d’audace, de créativité, et d’imagination. Cette crise nous offre l’opportunité de réinventer un nouveau contrat social, en droite ligne des aspirations profondes de nos concitoyens à la refondation », a indiqué le chef du gouvernement.

Par ailleurs, cette session a été marquée par deux présentations importantes. La première sur l’état des lieux de la mise en œuvre de la Réforme du secteur de la sécurité au Mali, et la seconde sur la note conceptuelle du plan de retour de l’Administration et des services sociaux de base dans les régions du Nord et du Centre.

SKK

 

 

 

 

 

 

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