Exportation et importation du riz : attention à la pénurie

Exportation et importation du riz : attention à la pénurie

 

Le prix d’exportation d’une tonne de riz est passé d’environ de 30 000FCFA en novembre 2020 à plus de 81 000 FCFA aujourd’hui entre l’Inde et l’Afrique. Alors que le prix d’achat de la tonne à un peu plus de 162 000 FCFA pour des brisures de riz. Si certains observateurs estiment que cette situation est la cause de la crise sanitaire qui a poussé à la fois les importateurs et exportateurs à plus de précaution, d’autres au contraire dénoncent une sanction pour certains pays africains qui font face déjà à une insécurité alimentaire.

En 2020, les prix de référence du riz ont bondi de 20 à 45% dans les principaux pays producteurs asiatiques, selon Reuters. Le Viêtnam et la Chine acquièrent 100% de brisures de riz pour ne verser qu’une prime par rapport au prix des africains.

Avec un taux d’importation de 40% de ses besoins en riz tandis que les exportations Thaïlandaises ont chuté de 28% entre janvier et novembre 2020, le continent africain au-delà de la crise financière, se trouve confronté à une pénurie de certains types de riz.

Le Mali est de loin le pays de la sous-région qui a le plus de ressources en sol et en eau pour l’irrigation dans la sous-région avec plus de 1,800,000 ha dans la seule vallée du fleuve Niger. Ainsi le pays peut être considéré comme le grenier potentiel capable de fournir la quantité de céréales nécessaires à toute l’Afrique de l’Ouest. Cependant, le Mali n’a produit qu’environ 3 274 144 tonnes en 2019 ce qui est insuffisant pour couvrir sa consommation locale.

Bien que les exportations de riz au Mali restent faibles, le marché actuel du riz local au Mali semble assez favorable aux producteurs maliens. Depuis la hausse des prix alimentaires mondiaux en 2007, ils se situent autour de 350 375 FCFA pour le riz gambiaka légèrement au-dessus du prix du riz importé.  Le pays est déficitaire en moyenne de 17% de ses besoins de consommation. Ce qui veux dire que le Mali importe une grande partie de sa consommation, le pays doit donc prendre des dispositions pour faire à cette pénurie.

 

Adam DIALLO

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *