Les Etats-Unis d’Amérique : Auprès du G5 Sahel et de l’Afrique

Les Etats-Unis d’Amérique : Auprès du G5 Sahel et de l’Afrique

 

Le Sommet du G5 sahel, tenu à N’Djamena, a vu la participation par vidéo conférence du Secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken. Il a, lors de son allocution, décliné la nouvelle vision que l’administration Biden veut imprimer aux relations avec l’Afrique et particulièrement à la zone du Sahel.

« Le G5 Sahel fait un travail essentiel pour apporter la sécurité, la stabilité et la bonne gouvernance à votre région. Les États-Unis s’engagent à être un partenaire solide à vos côtés. Comme vous, nous sommes préoccupés par la montée de l’extrémisme violent, les problèmes de gouvernance et les préoccupations humanitaires dans la région. »

A l’heure où le Président américain Joe Biden rappelait au G7 que « USA is Back » comme pour dire que son pays renoue avec la diplomatie qui a caractérisé les années Obama, le Secrétaire d’Etat Blinken insiste pour dire que les États-Unis continueront de collaborer étroitement avec leurs partenaires africains. Plus loin, il rappellera que Daech et les groupes affiliés à Al-Qaïda cherchent à étendre leur portée à travers l’Afrique.

Ce qui explique sans doute le soutien des Etats-Unis d’Amérique Coalition internationale pour le Sahel. Le Secrétaire d’Etat précisera l’angle sous lequel les USA entendent agir : « Nous appuyons les objectifs de la visant à coordonner le soutien international apporté à la région, qu’il s’agisse de renforcer sa capacité à lutter contre le terrorisme ou de soutenir le développement économique. Nous nous appuierons sur les initiatives existantes en Afrique de l’Ouest et partagerons les enseignements tirés de la lutte mondiale contre l’extrémisme violent. »

Dans son adresse aux Chefs d’Etats du G5 Sahel, Antony Blinken a insisté sur la nécessité d’accompagner le travail tactique de lutte contre le terrorisme par la fourniture de services et d’opportunités économiques, la protection de l’état de droit et la participation des communautés aux décisions qui les concernent.

Sur le Mali, qui reste un élément central de la stabilité future du Sahel, les États-Unis s’engagent à apporter leur soutien aux actions menées par l’Afrique pour assurer une transition de 18 mois dirigée par des civils, qui aboutira à des élections libres et équitables et au retour d’un gouvernement élu au Mali d’ici avril 2022. Une injonction presque est lancée aux autorités de transition à qui le Secrétaire d’Etat demande instamment « de mener à bien un processus inclusif et transparent pour ces élections ».

Y.KEBE

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *