SAHEL : La DGSE française dépeint la situation

SAHEL : La DGSE française dépeint la situation

 

Le haut commandement de l’armée française était face à la presse lundi 1er février 2021, à (Orléans), en France. Une conférence qui a été l’occasion pour revenir sur l’engagement de la France contre le terrorisme au Sahel.

Le directeur général de la sécurité extérieure (DGSE), Bernard Emrié, la ministre des armées Florence Parly et le chef d’Etat-major des armées, François LeCointre, ont fait le point des opérations militaires de la France au Sahel, les difficultés et résultats sur le terrain.

D’entrée de jeu, Bernard Emrié, le DGSE, a salué la collaboration avec les services de renseignement des pays membres du G5 Sahel notamment du Mali, du Tchad, de la Mauritanie, du Burkina Faso, et du Niger, « qui sont en première ligne à nos côtés » a-t-il affirmé.

Pour le patron du renseignement extérieur de la France, la lutte contre le terrorisme est ardue et complexe avec des spécificités dans chaque pays et par endroit « Daech au Sahel, est actif dans la zone des trois frontières entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qu’on appelle le Liptako. Il s’agit d’un espace grand comme 1⁄4 de la France, et nous cherchons là une centaine d’individus à peine » a fait remarquer le directeur de la sécurité extérieure, qui a révélé Adnane Abouwalil Alssaraoui, originaire du Sahara Occidental, comme le cerveau de Daech au Sahel.

L’autre menace présente au Mali, concerne ‘’AL QAIDA’’ au Sahel, sous l’égide du terroriste malien Iyad Ag Ghaly. Pour le directeur du renseignement extérieur français, Iyad Ag Ghaly « incarne » l’image du terrorisme volatile au Sahel « Il tente d’apparaitre comme plus présentable, en se dissimulant parmi les populations tout en enrôlant de force, des jeunes désœuvrés » dessine-t-il du chef d’Al Qaida au Sahel : « Ce n’est pas un homme qui pense le terrorisme, c’est un homme qui le pratique au quotidien » a-t-il fait savoir et Bernard Emrié d’ajouter : « Il n’hésite pas à se mêler de ses troupes assoiffées de violence, il n’hésite pas à prendre lui-même les armes ».

Ousmane Tangara

 

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