Nation : Il faut développer le « Complexe de Simbo »

Nation : Il faut développer le « Complexe de Simbo »

 

Plusieurs notions philosophiques s’entrechoquent dans ce seul titre. Le complexe d’oedipe et la figure du héros des classes nous parlent au travers d’une affaire familiale, devenue virale : Simbo, le fils, disparaît avec une quarantaine de millions de son père, pour dit-il éviter à sa première marâtre de dilapider les ressources de son père. Transposée à la situation malienne, un complexe de Simbo s’impose au peuple. Explication de texte…

Le complexe d’Œdipe correspond à la phase du développement psychique qui nous apprend à canaliser nos pulsions, à renoncer aux désirs impossibles, en intégrant l’interdit de l’inceste. Il est aussi présenté comme la situation de l’enfant amoureux de son parent de sexe opposé. Dans la situation de Simbo, jeune de 22 ans, dont le père est un entrepreneur à succès, il n’y aucun doute qu’il y’a un attachement à sa mère mais plus encore, il y’a une méfiance à l’égard des choix de son père. Il dit ne pas comprendre que l’ancienne épouse de son père puisse dilapider, en 24h, 17 millions gagnés à la sueur du front de son père et du sien.

Ce Robin des bois de la famille Sidibé, tranche par sa vision candide de la relation que peut entretenir son père à sa propre richesse. Pour traduire Simbo, son père Sidibé, manque de clairvoyance dans la gestion des fonds glanés et ceci met en danger le socle même de sa famille.

Pour revenir au cas malien, ce complexe de Simbo qui va se caractériser par une volonté de préserver les sous de son père, pour l’avenir de sa famille doit interpeller plus d’un citoyen malien.

Face à la gabegie et aux retors des gouvernants, dont nous nous sommes dotés, il y’a urgence de créer des mécanismes de sauvegarde des maigres ressources de l’Etat, aux fins de préserver l’avenir de notre pays.

Le premier outil de ce mécanisme, à inventer, reste la vigilance citoyenne sur les dépenses de l’Etat. Faut croire que les premiers responsables du Mali, face aux ressources, manquent de clairvoyance à tel point que la priorité pour chaque nouveau ministre est d’abord la structuration de son confort personnel avant celui de ses concitoyens. Le chantre de la bonne gouvernance, le Premier ministre Choguel Maïga, nous en a donné la preuve avec le remplacement des meubles de son bureau dès sa nomination.

Notre complexe de Simbo devra intégrer la prochaine Constitution du Mali en disposant que la défenses et la sauvegarde des ressources de l’Etat est un devoir pour tout citoyen, comme il est le cas aujourd’hui pour la Patrie et l’Environnement.

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Y.KEBE

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