ACHAT DE L’AVION PRÉSIDENTIEL ET DES ÉQUIPEMENTS DE L’ARMEE : Un dossier si encombrant…

 ACHAT DE L’AVION PRÉSIDENTIEL ET DES ÉQUIPEMENTS DE L’ARMEE : Un dossier si encombrant…

 

On le croyait définitivement « classé ». En tous cas, l’ancien premier ministre d’IBK, Soumeylou Boubeye Maïga, surnommé le « tigre » par ses fans, était de ceux qui le pensaient. Sauf que, à la suite de l’intervention du procureur général de la cour suprême, Mamadou Timbo, hier sur la chaîne nationale, ces dossiers qu’il qualifie de « crime »,  sont en cours. Cités parmi des plus grands scandales financiers de l’ère IBK, l’achat de l’avion présidentiel (2016) et l’équipement de l’armée (2013), cite plusieurs responsables au sommet de l’Etat à l’époque des faits. Notamment Moustapha Ben Barka, ancien secrétaire général de la présidence et Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l’économie.

Selon la cour suprême, devant laquelle l’affaire est pendante, les personnalités citées dans le dossier doivent encore attendre pour ne plus avoir à s’inquiéter de cette affaire.

Parmi elles, figure l’ancien premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga, non moins ancien ministre de La Défense. Écouté à maintes reprises dans le dossier au Mali et en France, l’ancien ministre de la défense, s’est récemment mépris en parlant du classement « sans suite » du dossier, sur un plateau de télévision.

Toute chose qui le disculperait de tout soupçon ou implication dans l’affaire.

Cette nouvelle aurait suscité moult commentaires et interrogations chez certains maliens qui s’attendaient à ce que des responsabilités soient situées dans ce scandale rocambolesque. Ce qui est désormais possible.

Intervenant hier soir, dans le journal télévisé de l’Ortm, le procureur général de la cour suprême indique que le dossier est en cours et que « le travail judiciaire se fera ».

Ainsi, les personnes citées peuvent toujours s’inquiéter. Mais alors, qu’est ce qui a poussé l’ancien premier ministre d’IBK, Soumeylou Boubeye Maiga, à tirer des conclusions de ces deux affaires qui cumulent un cocktail de soupçons de fraude, irrégularité, corruption et favoritisme de près de 80 milliards de Fcfa. En effet, deux rapports ont planchés sur ces affaires. Celui du bureau du Vérificateur Général (BVG) et de la Cour Suprême. En tous cas, ce rebondissement fait faire un faux bond à l’ancien premier ministre surnommé le « tigre », qui assurait ne pas avoir le sommeil perturbé par cette affaire.

Le peuple, lui, reste toujours en attente d’un dénouement de la justice malienne, qui ne semble pas si pressée que cela.

Ousmane Tangara

 

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