Logements administratifs de l’État : Bientôt un contrôle d’identification des occupants

Logements administratifs de l’État : Bientôt un contrôle d’identification des occupants

 

Mission salutaire que celle que s’apprête à lever le ministre de l’Urbanisme, de l’habitat, des domaines, de l’aménagement du territoire et de la population pour faire le bilan de la situation des logements administratifs. Ces biens de l’État, dont l’occupation est encadrée par des textes, semblent être bradés et mis à la disposition du tout-venant.

Dans un communiqué en date du 03 décembre 2021, le ministre Bréhima Kamena informe les occupants des logements administratifs de Bamako qu’une mission de la Direction générale de l’administration des biens de l’État (DGABE) se rendra auprès d’eux du 13 au 22 décembre 2021 en vue de recueillir des informations sur leur qualité d’occupants de ces biens. C’est un recensement salutaire qui s’inscrit, sans doute, dans le cadre de la bonne gestion des biens immobiliers de l’État.

Chacun des occupants de ces logements, qui ont été au cœur de plusieurs polémiques avec de hauts cadres de notre pays, devront montrer patte blanche en remettant à l’équipe de la DGABE les documents ci-après : l’acte de nomination du bénéficiaire ; une attestation délivrée par la hiérarchie du bénéficiaire et indiquant qu’il occupe toujours la fonction qui lui ouvre droit au bénéfice du logement et enfin l’acte d’affectation du logement. Rappelons qu’une des règles de ces mises à disposition des logements par l’Etat est qu’il faut être un fonctionnaire ou un travailleur dans un poste de responsabilité de l’État.

Quand on sait que ces logements, censés accueillir des fonctionnaires, sont souvent « sous-loués » à des particuliers ou encore servent de lieu d’exploitation de plusieurs activités génératrices de revenus, nécessitant une forte consommation d’électricité, l’on est en droit de saluer cette opération de clarification. En effet, les occupants, étant généralement exonérés au paiement de l’eau et l’électricité, car prises en charge par l’État, n’hésitent pas à installer de véritables industries de glaces ou des laveries pour générer de l’argent que ne perçoit pas l’Etat.

Cependant, saluer l’initiative c’est aussi apporter le bémol de grandes opérations similaires menées au Mali mais sans suite. On se souvient de la fameuse opération de contrôle des agents de l’Etat qui malgré des résultats satisfaisants, selon la ministre Racky Talla de l’époque, n’a pas été suivie d’effet clair.

Rédaction

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