Vente du café et d’omelettes: un métier qui fait vivre à Bamako

Vente du café et d’omelettes: un métier qui fait vivre à Bamako

Ils sont nombreux ces jeunes qui migrent vers la capitale, chaque année. Une fois à Bamako, ils sont obligés de faire des petits métiers afin de ne pas tomber dans la délinquance, car vu qu’ils sont de plus en plus nombreux les employeurs n’ont pas de travail pour les employer tous. Ainsi devant les services, les boutiques, aux abords des goudrons, évoluent des jeunes dans le commerce d’œufs, omelettes et pain.

Ce lundi matin, nous sommes dans le quartier de Garantiguibougou,où nous avons rencontré un jeune homme, Moussa Tembély. Dans sa petite gargote, il propose le petit déjeuner aux jeunes apprentis des Sotrama, maçons et autres ouvriers qui doivent quitter tôt la maison pour leurs lieux de travail. Comme à l’accoutumé, le jeune homme est bien entouré de clients qui attendent impatiemment leur tour d’être servi.

M Tembély semble bien se plaire dans ce métier de vente d’omelettes, du café et du pain aux passants. Il est derrière sa table, à côté un gaz butane scotché au coin de la gargote, et sur la table, des alvéoles d’œufs surexposés, des tasses à café, du lait du café, etc. bien rangé et à l’aise.

Moussa, le couteau d’une main et de l’autre, retourne les œufs avec une dextérité cocasse qui donne envie : « Ce métier que je fais, n’a rien à envier des autres. Je vis à la sueur de mon front, et mes clients se fidélisent de jour en jour. Je peux vendre trois à quatre alvéoles le matin à raison de 100 FCF l’unité. Dès fois je ravitaille mes clients du thé ou du lait. Nous avons les alvéoles entre 1 750, ou 2 000 FCFA, ou plus, ça dépend juste du moment. Actuellement, le prix en gros est à 1750 FCFA. Donc avec le pain à coté je ne perds pas», a-t-il expliqué.

Le jeune homme ne se limite pas à vendre le matin seulement. Il a aussi des clients du soir « Le soir, je vends aussi. Je me mets juste de l’autre côté de la route. Ils sont nombreux, les célibataires qui viennent manger ici avant de rentrer à la maison, car c’est moins cher et très consistant pour passer la nuit», a-t-il conclu.

Adam DIALLO

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