Lutte contre la rougeole au Mali : en 2019, sur 507 prélèvements analysés, 321 déclarés positifs

Lutte contre la rougeole au Mali : en 2019, sur 507 prélèvements analysés, 321 déclarés positifs

Le lancement de l’introduction de la 2è dose du vaccin anti rougeoleux (VAR) dans le Programme élargi de vaccination(PEV) a eu lieu, le jeudi 26 décembre 2019, à Niamakoro, en Commune VI du District de Bamako. Une occasion pour le ministre de la Santé et de l’action sociale, Michel Hamala SIDIBE qui présidait la cérémonie, d’inviter  à la mobilisation pour l’élimination de l’épidémie de rougeole au Mali.

 C’était en présence du représentant de l’OMS (Organisation mondiale de la santé au Mali), Jean Pierre Baptiste, de l’Unicef et de Gavi, des partenaires du Programme élargi de vaccination(PEV) de notre pays.

 Pour l’introduction de cette seconde dose du VAR, le département et ses partenaires ont porté leur choix sur le quartier le plus peuplé de la Commune VI, Niamakoro. Cette introduction dans le PEV de routine s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan stratégique d’élimination de la rougeole couvrant la période 2013-2020 que notre pays a élaboré. Lequel plan a pour but l’atteinte des objectifs de développement durable.

Selon le ministre de la Santé et des Affaires sociales, cette campagne va concerner environ « 852 603 enfants, âgés de 15 à 23 mois, quel que soit leur statut vaccinal, se fera de façon simultanée sur toute l’étendue du territoire national, à travers trois stratégies : fixe, avancée et mobile ». Et d’ajouter que la rougeole est une maladie virale, très contagieuse, classée parmi les principales causes de décès chez les enfants, surtout ceux de moins de 5 ans dans le monde.

Aussi, a-t-il révélé : « Dans une population non vaccinée, on estime qu’un malade de la rougeole infecte en moyenne 17 personnes de son entourage. En 2009, l’OMS avait recommandé l’introduction d’une seconde dose du VAR dans le Programme Elargi de Vaccination (PEV) comme seconde opportunité de vaccination des enfants, pour une lutte plus efficace contre la rougeole. Au cours de l’année 2018, 447 cas de rougeole ont été notifiés dont 112 cas positifs, selon le laboratoire national de référence ».

Pour le ministre de la Santé, l’introduction de la deuxième dose de VAR aura comme avantages de : diminuer le recours aux campagnes de masse contre la rougeole, en ralentissant l’accumulation de sujets sensibles, et en allongeant par la suite l’intervalle entre les campagnes.

« Eviter la rougeole, c’est éviter des morts inutiles, éviter la rougeole, c’est aussi éviter des souffrances pour nos familles», a-t-il fait savoir. Par conséquent, il a invité les populations à la mobilisation autour de cette campagne pour l’atteinte des objectifs, notamment l’élimination de l’épidémie et la mortalité des enfants dans notre pays.

Pour le représentant résident de l’OMS, chef de file des PTF santé, cette initiative constitue une grande avancée  et traduit l’engagement des autorités maliennes pour la réduction de la mortalité infanto-juvénile et l’accélération de la survie  et du développement de l’enfant.

Il a réitéré l’engagement de son organisation, de l’Unicef et de tous les autres partenaires à travers le Plan stratégique mondial de lutte contre la rougeole et la tuberculose 2012-2020 pour venir à bout des deux fléaux.

Pour rappel : l’introduction de la deuxième dose du VAR coûtera, à l’Etat malien et ses partenaires techniques et financiers, notamment Global alliance for vaccines and immunization(GAVI), 409 249 200 de FCFA.

En 2018, sur 1 401 cas de rougeole notifiés, 499 cas ont été confirmés sur l’ensemble du territoire. Et en 2019 sur 507 prélèvements analysés, 321 ont été déclarés positifs.

Sékou CAMARA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *