Transition : Faut-il s’attendre à une DPG du Premier ministre Ouane ?

 

Sous le leadership du premier ministre Moctar Ouane, un programme de transition qui définit les grands axes et les actions à mener par les 25 membres du gouvernement qu’il dirige, a été élaboré. Ce plan stratégique et opérationnel, assorti d’un chronogramme précis, devant se conformer aux délais de 18 mois de la transition, a pris forme depuis le 25 novembre 2020 assure la primature. Mais, à ce jour, aucun écho d’une possible validation par le CNT de ce plan qui doit nourrir la Déclaration de Politique Générale du premier ministre Ouane.
Plus d’un mois après la nomination des membres du Conseil national de transition (CNT), l’organe admis pour être le « parlement de transition » n’est toujours pas totalement opérationnel. Les désistements, les démissions ou encore les ratés dans la composition de ce CNT ont concurru à ralentir sa cadence. Cette lenteur se peut être un sérieux handicap, qui menace gravement la possibilité de mener des réformes tant attendues, à seulement 14 mois de la fin de la transition.
Déjà, le Conseil national de transition, censé donner son quitus pour la validation du document conformément à la charte de la transition, ne s’est pas encore prononcé près deux mois après le séminaire d’adoption dudit programme gouvernemental.
La Constitution en son article 78 dispose que « Le Premier Ministre, après délibération du Conseil des Ministres engage devant l’Assemblée la responsabilité du Gouvernement sur son programme ou éventuellement sur une déclaration de politique générale. ». La Charte de la transition ainsi que la feuille de route reprennent, en des termes différents, cette même disposition. Alors, qu’attendent le CNT et la Primature pour s’accorder sur le programme d’actions du gouvernement ?
Peut-on réellement intégrer la Primature dans ce retard ? L’urgence des actions à mener pour baliser le terrain du Mali nouveau, avait été comprise par le premier ministre Moctar Ouane. Il avait en effet fixé un délai précis à ses collaborateurs, pour l’élaboration des actions à mener dans les 18 mois de la transition et leurs chronogrammes.
Le CNT, quant à lui, est d’abord à l’école. Son président convoque les membres pour s’approprier l’esprit et le texte de la Charte de transition.
Par ailleurs, d’autres observateurs espèrent aussi que l’organe législatif de la transition se penchera, assez vite, sur la dissolution du Conseil National pour le Salut du Peuple (CNSP), qui a été une exigence de la CEDEAO avant le début officiel de la transition, et inscrite dans la charte de transition.

Ousmane Tangara

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