Affaire de « Complot contre le gouvernement » : La réouverture des débats prévue pour ce mardi 02 mars

Affaire de « Complot contre le gouvernement » : La réouverture des débats prévue pour ce mardi 02 mars

 

Prévu pour le mardi 23 février 2021, le délibéré de l’affaire de « Complot contre le gouvernement » de la transition a été rabattu par la Cour d’appel de Bamako qui a ordonné la réouverture des débats au cours d’une audience, ce mardi 2 mars. Cet énième renvoi a suscité beaucoup des débats autour de l’affaire.
Rappelons que la première audience sur l’affaire dite ‘’complot contre le gouvernement’’ s’est tenu le mardi 16 février 2021, devant la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako. Lors de cette audience l’avocat général, Aliou Nampé, a requis l’annulation de la procédure et la mise en liberté des inculpés.
En effet, le mardi dernier, ils étaient nombreux les parents et les partisans de ces derniers devant la Cour d’appel de Bamako avec un espoir de leur libration. Mais à la grande surprise de tous, la chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bamako a rabattu. « La Cour d’Appel a rabattu le délibéré et ordonné la réouverture des débats en renvoyant la cause et les parties à une audience le 2 mars prochain » a indiqué Me Abdourahamane Ben Mamata, un des avocats de la défense. Pour Boubacar Yalkoué, secrétaire général du Collectif pour le Développement de la République (CDR), la raison évoquée pour ce renvoi est la mutation de beaucoup de magistrats qui avaient en charge le dossier. Ayant la notification de leur mutation en main, ces juges initialement en charge du dossier n’ont plus, selon les informations recueillies, la qualité de statuer sur cette affaire.
Cependant, d’aucuns estiment que les autorités de la transition veulent trainer le dossier pour perdre le temps et aussi, qu’ils essayent de manipuler les avocats et les juges à leurs guises. « On ne peut pas comprendre comment on peut muter les juges du jour au lendemain. Même s’ils sont mutés quand même ils devraient statuer sur les affaires courantes qui sont entre leurs mains avant qu’ils regagnent leur nouveau lieu de travail. Mais nous sommes là et ils nous ont dit qu’il a eu beaucoup des mutations des juges et des avocats, vraiment je suis très déçu de cette manière », nous exprime Daouda Traoré.
« Vous savez ce comportement nous montre clairement qu’il n’y a pas la vraie séparation du pouvoir dans notre pays. Comment peut-on comprendre que le Président de la République qui préside le Conseil supérieur de la magistrature alors que c’est au cours d’une session de ce conseil que se décide les mutations des juges et des avocats. Néanmoins, pour cette affaire, quelque qu’en soit, les juges et les avocats la vérité triomphera. Pour le moment nous pouvons croire à nos juges pour dire la vérité », déclare Amadou Coulibaly.
Notons que cette affaire concerne plusieurs personnalités dont le Directeur général du PMU, Vital Robert Diop ; Mahamadou KONE, payeur du trésor ; Souleymane KANSAYE, Aguibou Macky TALL, directeur général adjoint de l’AGEFAU ; Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath, chroniqueur ; Sékou Traoré, ancien Secrétaire général de la Présidence et l’ancien Premier ministre, Dr. Boubou Cissé. A part les deux derniers, les cinq personnalités sont à la prison centrale de Bamako-coura depuis le 31 décembre 2020. Ils sont poursuivis pour « complot contre le Gouvernement, association de malfaiteurs, offense à la personne du Chef de l’Etat et complicité de ces faits ».
Par ailleurs, il faut signaler que ce mardi, il y aura les débats sur l’affaire à l’issu desquels une autre délibération interviendra. Les soutiens des personnes accusées attendent de voir si le nouvel avocat général va emboiter le pas de son prédécesseur en déclarant la nullité du dossier et la mise en liberté des prisonniers.

Seydou K. KONE

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