BDM: Une autre bévue du Directeur général Bréhima Haidara 

BDM: Une autre bévue du Directeur général Bréhima Haidara 
Rien ne va plus entre le Syndicat national des Banques, Assurances, Etablissements Financiers, Microfinances et Commerces du Mali (SYNABEF) et le Président en exercice de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali (APBEF-MALI). Après des crises à répétition, le Syndicat se voit encore obligé d’élever la voix pour se faire entendre face à un partenaire qui semble se plaire dans le conflit perpétuel.
Le SYNABEF fait de nouveau face Brehima Amadou Haidara, Directeur général de la BDM S.A et non moins Président de la faitière des banques au Mali. L’on se souvient de ce bras de fer rocambolesque qui a conduit le secteur des banques à une grève de 72h ou encore de l’affaire dite Fatoumata Sangho, qui a montré à la face du pays que le leadership managérial n’était pas le fort du Président de l’APBEF. En effet, après des mois et des mois de négociations pour remettre dans ses droits, Fatoumata Sangho, cadre de banque, rétrogradée en raison de ses activités syndicales, le Directeur Haïdara en fit à sa tête, et visiblement à son égo, pour ensuite céder sous le poids de la pression et de certains conseils amicaux qui lui révélèrent la voie dangereuse qu’il s’apprêtait à prendre.
Après ces deux épisodes, l’on pourrait croire que la raison guidera les relations entre le syndicat et la force patronale. Que nenni. Cette fois, c’est la rocambolesque affaire concernant une autre dame, Kane Djeneba Sall, anciennement directrice d’agence de la BDM, qui se retrouve accusée de détournement d’une forte somme sans que la direction de la BDM puisse adosser cette accusation sur une base matérielle tangible. En effet, selon nos informations, dame Kane a subi, lors de sa grossesse, une urgence de santé lors d’un arrêté de GAB. Précipitamment, elle prit soin de tout mettre en ordre avant d’être transportée à l’hôpital. C’est sur son lit d’hôpital qu’elle est notifiée de la disparition de cette somme. Seulement, il n’y a pas de différence entre le solde GAB et les écritures dans les livres de la banque. La bonne dame, depuis janvier 2020, insiste sur un contrôle minutieux dans les livres de la banque pour laver son honneur. Elle est mise « au garage » sans pour autant que la direction de la banque n’accélère le pas pour boucler cette enquête.
C’est une curiosité que le syndicat relève. « 1 an et 4 mois, la BDM n’a pas pipé mot, Madame Kane est aux ressources humaines à se tourner le pouce. En mars, une demande de licenciement est envoyée à l’Inspection et contre toute attente, on lui reproche des opérations sur le compte d’un client. La perte des 40 millions est oubliée et pourquoi ? » s’interroge le Secrétaire général du SYNABEF, Bah Hamadoun.
Rappelons que le Directeur général de la Banque pour le développement du Mali (BDM) est plus que décrié dans sa gestion des deux institutions (BDM et APBEF). Des pratiques peu orthodoxes sont déplorées par ses plus proches collaborateurs.
Le mépris s’est-il illustré encore une fois ? Le SYNABEF pointe du doigt du « faux et usage de faux », dans cette affaire de 40 millions. Sans contrôle pointu, ou une investigation sérieuse, à la demande de la bonne dame, le DG ne se fondera que sur de suspicions pour soutenir des arguments qui tiennent difficilement.
Nos sources bien introduites, nous confient que les comportements du DG Haidara conduisent le secteur bancaire vers une instabilité sociale alarmante, et une dégradation sans précédent des bonnes relations entre les secteurs bancaires. Cela, à cause du mépris et du clanisme érigés en mode de gestion de l’APBEF et à la BDM deux institutions sous sa gouverne. Le DG règne en « roi » sur les deux institutions. Et comme « un roi ne vit pas de peu », dit-on, très souvent, le banquier de luxe, patron de l’APBEF, fait même surveiller son domicile, nous confie-t-on, par un corps militaire, privilège que même les ministres n’ont pas.
En tout état de cause, plusieurs indiscrétions confirment un bras de fer avec les acteurs sociaux des banques, des grèves qui n’aboutissent qu’à un poids de plus, dans un environnement social déjà tendu.
La rédaction

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