Blanchiment de capitaux : 124 milliards de Fcfa Le manque d’autorité de l’Etat accentue le phénomène au Mali 

Blanchiment de capitaux : 124 milliards de Fcfa Le manque d’autorité de l’Etat accentue le phénomène au Mali 

 

Le phénomène de blanchiment de capitaux gagne du terrain au Mali. C’est l’alerte donnée par le Centre National des Traitements des Données Financières (CENTIF) lors de la présentation de son rapport 2020 ce lundi 12 avril 2021. Le fléau a creusé un manque à gagner pour l’économie malienne de plus de 124 milliards de FCFA suspectés dans la criminalité, la fraude, les malversations et le financement du terrorisme en ce qui concerne l’année 2019.

En 2019, le CENTIF a enregistré 62 déclarations d’opérations suspectes. Les banques ont déclaré 56 alors que 5 proviennent du système financier décentralisé. Une seule déclaration venait d’une entreprise de profession non financière. Le document indique que sur les 124 milliards, plus 111 milliards ont été clandestinement transférés par des expatriés d’origine asiatique. Ces sommes ont transité dans les comptes bancaires au nom des sociétés non reconnues par structures de recette de l’administration fiscale.

Selon les observateurs, cette situation est soutenue entre autres par le manque de l’autorité de l’Etat dans l’application des lois, l’absence de volonté politique, la faible bancarisation de l’économie, le rôle implicite joué par les banques dans l’extension du phénomène, le détournement du dernier public.

Andiè A. DARA

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