YAYA SANGARE, ANCIEN MINISTRE A PROPOS DE L’ADEMA : « Et si notre parti était injustement accusé… »

YAYA SANGARE, ANCIEN MINISTRE A PROPOS DE L’ADEMA : « Et si notre parti était injustement accusé… »

 

Ils sont nombreux les maliens qui accusent les leaders dits « démocratiques ». Ils sont parvenus à chasser du pouvoir le dictateur Moussa Traoré il y a trente ans. La majorité de ces acteurs, militait dans le parti ADEMA et ont eu à gouverner le pays pendant deux à trois décennies avec des bilans peu reluisants. De ce fait, Yaya Sangaré, ancien ministre et cadre du parti ADEMA-PASJ, tente d’éclaircir quelques faits saillants de la gestion du pays, au cours de ces dernières années.

Yaya Sangaré souhaite que la vérité, toute la vérité soit connue des maliens sur la gestion du Mali par l’Adema-PASJ de 1992 à 2002. Selon lui, l’Adema-PASJ est un parti politique (de gauche) créé pour faire prévaloir des idéaux chers à ses fondateurs qui ont tout donné sans jamais rien attendre en retour sauf le rayonnement du Mali, l’instauration d’une véritable démocratie pluraliste et multipartite. Face aux luttes contre le dictateur Moussa Traoré, et au regard du parcours presque sans faute des hommes et des femmes qui l’ont animé, le peuple souverain fit confiance au parti Adema-PASJ lors des premières élections démocratiques dans notre pays. C’était en 1992, dit-il. « En 10 ans de gestion sous la férule du panafricaniste, du patriote et du démocrate sincère, Alpha Oumar Konaré, avec le recul, on se rend compte que le bilan est malgré tout éloquemment édifiant. N’en déplaise aux multiples détracteurs du parti et de ses responsables », rappelle-t-il.

Pour M. Sangaré, malgré toutes les tentatives de déstabilisation d’une opposition radicale regroupée, en son temps dans le Collectif des Partis Politiques de l’Opposition (COPPO), malgré les grèves intempestives des élèves et étudiants manipulés par un certain Oumar Mariko et les restaurateurs qui espéraient le retour de l’ordre ancien, le régime Adema-PASJ a laissé pourtant aux maliens et à leurs voisins, un Mali en paix, Uni et divers. Cette illustration est l’organisation des cérémonies commémoratives du 22 septembre 2001 à Kidal. Kidal qui a échappé aujourd’hui au Mali à cause d’un certain mauvais coaching. Il faut le reconnaître pour pouvoir bien et mieux avancer, évoque-t-il. « On me rétorque que mon parti, notre parti a aussi sa part de responsabilité. Oui mais… avec des réserves. Malgré les difficultés, le régime Adema a pu proposer et mettre en œuvre son projet de société qui, à présent, n’est pas remis en cause, peut être avec des retouches qui font que des ratés nous coûtent cher. Aucun secteur n’a été occulté par les gouvernements successifs organisés autour du programme Adema pour le peuple Adema », détaille-t-il. Il estime que sous le régime Adema, le pays avait relevé la tête et comptait dans le concert des nations. Le Mali était respecté et se faisait respecter avec les mots justes. Avant d’indiquer que l’ADEMA doit s’assumer et expliquer au jeune génération rôle joué dans la démocratie malienne.

SKK

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