Circulation à Bamako : le désordre collectif

Circulation à Bamako : le désordre collectif

 

La circulation routière dans la capitale malienne est caractérisée au quotidien par l’impatience des usagers d’une part, le manque de tolérance et l’incivisme caractérisé d’autre part, le tout exacerbé par une insuffisance d’infrastructures routières. Circuler en cette période de fête donne l’impression d’une chienlit, où chacun apporte sa contribution dans le patauge.

Pour se frayer du chemin, « Sotrama », taximen et motocyclistes s’adonnent à une véritable foire d’empoigne. La course effrénée pour avoir le premier passage sans aucun respect du code de la route mettant à nu le bon sens et le respect de l’autre.

« J’ai l’impression qu’ils n’ont jamais fait les mêmes auto-écoles que nous. Les feux tricolores sont ignorés. Les chauffeurs conduisent n’importe comment et n’importe où », s’indigne Moussa Coulibaly, assis dans un son grin de Faladiè au bord de la route.

Pour beaucoup d’observateurs, la circulation de Bamako reflète, dans bien des cas, le caractère intrinsèque de la population malienne en général. Des altercations précédées d’injures, des constats de policiers en pleine circulation. A cela, s’ajoutent des gros porteurs défaillants qui bloquent toute une circulation à des heures de pointes et des tricycles qui débordent partout, dont les chauffeurs connaissent à peine les codes de la route. Le tout, sous un soleil ardent accompagné d’une chaleur de plomb en cette période de ramadan où les nerfs sont à leur limite.

« Ce matin j’ai dû garer ma voiture à Banankabougou en quittant Yirimadio pour Badalabougou. J’ai fait appel à un moto taxi pour être un peu plus rapide mais c’était aussi la catastrophe. Le motocycliste qui me conduisait était très souvent obligé de fouler les codes de la route pour arriver à destination. Nous avons mis plus d’une heure », explique Karim Dembélé.

C’est vraiment du gros n’importe quoi à tous les niveaux. Et tous les acteurs sont ainsi interpelés pour assainir la circulation routière dans la capitale.

Andiè A. DARA

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