Marchés Publics : Un inspecteur du Trésor demande l’annulation de 3 marchés de projets routiers

Marchés Publics : Un inspecteur du Trésor demande l’annulation de 3 marchés de projets routiers

 

C’est par une lettre ouverte au Premier ministre que l’inspecteur du trésor Issa Synayoko, a demandé une procédure d’annulation de 3 marchés portant sur des routiers pour une valeur de plus de 140 milliards de Fcfa. Le spécialiste du trésor met en avant une procédure de passation de marchés illicite.

Les projets routiers Kayes-Sandaré (environ 135 Km), Dioro-Banakoro (45 Km) et Sévaré-Mopti (10 Km de voiries), se trouvent au cœur du scandale révélé par la lettre reçue à la Primature le 18 mai dernier. Ces 3 projets, courant sur une période de 5 ans pour le premier et 3 ans pour les deux autres, semblent avoir connus un montage financier douteux.

Si l’inspecteur du Trésor, non moins Secrétaire général du comité syndical CDRH, CPS, DFM du Ministère du Transport et des Équipements, ne donne pas plus de détails, il faut se rappeler qu’en février dernier (le 3 février précisément), le Conseil des ministres avait accordé à l’entreprise COVEC pour la réhabilitation de la route Sandaré-Kayes, du corridor Bamako-Dakar par le nord. Il est d’un montant de 85,4 milliards de F CFA, pour une durée de 36 mois. Ce marché, selon certains observateurs, a été attribué par entente directe, sans aucune soumission de la concurrence.

Le Journal Mali Tribune révélait, en avril dernier, que « le second marché concernant les travaux de construction et de bitumage de la route Banankoro-Dioro, est allé dans l’escarcelle de l’entreprise générale Mamadou Konaté (EGMK). Son coût est de 22,7 milliards de F CFA. Il a été attribué dans les mêmes conditions de gré à gré. Aucune concurrence n’a été mise en jeu. ».

Quand on s’en tient aux codes des marchés publics, passé un certain seuil, tout marché doit faire l’objet d’une analyse par le Conseil des ministres et doit être ouvert à la concurrence. C’est pourquoi cette lettre du sieur Synayoko interroge sur le truchement par lequel ces attributions ont pu passer aux conseils des ministres du 3 février 2021 et du 24 février.

Les acteurs des finances, ceux du transport et de l’équipement ainsi que la justice malienne sont observés à la loupe sur la vérité de cette affaire.

La Rédaction  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *