INSÉCURITÉ AU CENTRE : Les terroristes mettent le village de Dinangourou sous embargo

INSÉCURITÉ AU CENTRE : Les terroristes mettent le village de Dinangourou sous embargo

 

Après Farabougou, les populations du Centre du pays continuent de vivre sous la contrainte d’embargo imposé par des groupes terroristes. C’est le cas à Dinangourou, village de 10 000 habitants, situé à 120 kilomètres de Koro, dans la région de Mopti, au nord de la commune de Boni, cercle de Douentza.

Encore ! le terrorisme s’installe. Depuis le 02 mai 2021, le village de Dinangourou est soumis à un blocus. Des hommes armés ont, selon des sources locales, assiégé le village. Pas d’entrée ni sortie dans le village.

Plus de 10 000 habitants vivent cette situation humanitaire d’extrême d’urgence. D’après nos informations, tout manque, ou presque dans ce village : Eau, denrées de premières nécessités, services de santé…

En plus de rudes conditions humaines, les éleveurs se plaignent également des rudes conditions de leurs bétails, qui croupissent à petit feu. Face à la gravité de la situation, des ressortissants de cette zone appellent les autorités de transition à agir rapidement. Et venir en aide aux populations vulnérables.

Selon Amadou Aya, la crise sécuritaire au Mali, conséquence dit-il de plusieurs années de mauvaise gouvernance, a atteint un niveau très critique et tragique « Des attaques meurtrières sont quotidiennement dirigées contre les forces de sécurité, mais plus grave contre aussi, les paisibles citoyens sont victimes de violation des droits humains fondamentaux, notamment le droit à la vie », a-t-il déploré.

D’après Amadou Aya, plusieurs villages du centre sont sous embargo des terroristes, tels que : Farabougou dans le cercle de Niono, Mondoro dans le cercle de Douentza, et Bamba et Kassa Berdessou dans le cercle de Koro depuis plusieurs années. Selon lui, plusieurs villages sont « rayés de la carte du Mali ». Cette situation a entraîné de nombreux déplacés dans le pays.

Le cercle de Bandiagara, explique Aya, enregistre 24 960 déplacés, correspondant à 4472 ménages. Et cela est de trop. « Nous sollicitons les nouvelles autorités de la transition, la communauté internationale, les ONGs et toutes les personnes de bonnes volontés de venir en aide à cette population qui meurt à petit feu et surtout aider à lever le blocus et donner à la population de Dinangourou, le droit à la libre circulation », a-t-il sollicité.

SKK

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