Sahel : Le conseil de sécurité de l’ONU indécis, et pas unanime

Sahel : Le conseil de sécurité de l’ONU indécis, et pas unanime

 

La France a décidé de la fin de l’opération Barkhane dans le sahel en fin juin. Cette décision, selon le Président Emmanuel Macron, devra aboutir à « internationaliser » la lutte contre le terrorisme dans le Sahel. Sauf que, le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni ce lundi 14 Juin 2021, n’est pas unanime sur cette option.

Le conseil de sécurité de l’ONU, tenu le lundi dernier, s’est montré favorable au « maintien » des forces Onusiennes au Mali, épicentre de la lutte contre le terrorisme. Ce qui présume un « renouvellement » du mandat de la MINUSMA avant son expiration le 30 Juin prochain.  Toutefois, rien n’est envisagé, encore moins décidé par le conseil de sécurité, concernant le « renforcement » du mandat de la MINUSMA ni le déploiement d’une nouvelle force engagée contre le terrorisme au Sahel, comme l’ont souhaité certains membres permanents du Conseil.

Pour certains pays, le « maintien » de l’effectif reste une priorité, et pas plus. A contrario, la France demande un dispositif capable de vite combler le vide de son retrait, qui pourrait avoir des conséquences plus dures, dans un contexte sécuritaire alarmant, mais surtout marqué par une situation politique tendue entre le principal allié dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et certains pays.

L’on souhaite plus de « casques bleus » au Sahel, pour mieux accentuer l’implication du conseil de sécurité dans la lutte contre le terrorisme.

Cependant, la MINUSMA étant maintenue ou pas, renforcée ou non, étant sous le mandat de la stabilisation du Mali, et non de lutte contre le terrorisme, pourra difficilement lutter contre cette menace si toutefois, sa mission n’est pas « armée » contre le terrorisme.

Il faut rappeler qu’en 2020, le conseil de sécurité avait maintenu les 13 289 soldats et 1 920 policiers de la MINUSMA.  Ce mandat qui expire dans deux semaines, avait pour principale priorité stratégique, l’appui à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Six ans après la signature, de cet accord, l’insécurité grandissante sur le terrain continue de perturber son application.

Ousmane Tangara

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