ASSIMI GOITA : Un nouveau départ entre espoir et doutes

ASSIMI GOITA : Un nouveau départ entre espoir et doutes

 

Lundi 7 juin 2021, le CICB a accueilli la prestation de serment de Assimi Goïta en qualité de Président de la Transition, neuf mois après le début de celle-ci. Dans son discours, le Président Assimi Goïta a donné sa vision, appelé à l’Union et donné des gages à la communauté internationale.

Les axes principaux de ce discours sont, entre autres, le dialogue pour apaiser la grogne sociale, rassuré la poursuite de la mise en œuvre de l’accord de paix, ou encore la réduction du train de vie de l’Etat.
Des engagements forts et une volonté de rassembler les maliens autour de l’essentiel. Dans une autre mesure, Assimi a tenu à remercier la communauté internationale pour ses efforts et s’engage à respecter tous les engagements du Mali.

Rassurant, Assimi Goita se voulait aussi clair sur les actions prochaines de l’Etat qui, selon lui, se feront, « pour et dans l’intérêt supérieur de la Nation ».

Mais où se situe cet « intérêt supérieur » du Mali ? Entre les mains de la communauté internationale, qui tente d’assister un pays malade, en quête de thérapie générale, ou entre les mains de ses fils qui peinent à s’unir pour le renouveau.

Sans perdre de temps, pour le renouveau, Assimi Goita a, d’ores et déjà, campé le décor, en décidant d’« allouer les deux tiers du fond de souveraineté du président… aux œuvres socio-sanitaires… ». Attendu sur ce chantier de la réduction des charges de l’Etat, Assimi Goita entend consacrer « un milliard huit cent millions » sur son fond de souveraineté pour l’accès aux services sociaux de base dans des zones difficiles de notre pays.

Une des plus grandes attentes des maliens concerne la justice qui, malheureusement, est le plus grand « oublié » du discours. L’audit des fonds alloués à la Loi d’orientation et de Programmation Militaire (LOPM) et à la Loi d’Orientation pour la sécurité intérieure (LOPSI), les poursuites des auteurs cités dans les rapports du vérificateur général, permettrait une large participation de la justice, soutiendrait les ambitions du renouveau portées par les nouvelles autorités du pays ; et mieux permettraient d’avoir des indicateurs de performances et d’assurances pour des partenaires.

Ousmane Tangara

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