DISPARITION DE BIRAMA TOURE : Karim Keita doit-il s’inquiéter ?

DISPARITION DE BIRAMA TOURE : Karim Keita doit-il s’inquiéter ?

Depuis l’annonce de la « notice rouge » d’Interpol contre le désormais « ex honorable député » Karim Keita, tous les yeux sont rivés vers la Côte d’Ivoire. Ce pays voisin serait son pays d’exil selon plusieurs sources depuis la chute de son père. La décision des autorités ivoiriennes sera déterminante pour la suite de l’affaire.
Dans l’affaire de la disparition du journaliste Birama Touré, qui remonte à février 2016, Karim Keita, ancien député de la Commune II et fils de l’ancien Président de la République IBK, a été plusieurs fois cité comme l’instigateur principal.
Malgré qu’il ait clamé son « innocence ». Suite aux évènements du 18 août qui a abouti à la mise aux arrêts de son père et du Premier ministre Boubou Cissé, Karim Keita a pu s’échapper pour se retrouver en terre ivoirienne, grâce à la bénédiction, selon plusieurs sources, d’un ancien premier ministre de la Côte d’Ivoire, malheureusement décédé brutalement.
Après cet épisode, Karim Keita pourrait-il retrouver définitivement refuge, cette fois-ci, auprès du chef d’État ivoirien lui-même ?
Certains donnent une chance à Karim Keïta, pensant que le président Ivoirien pourrait vouloir le protéger des velléités des tenants actuels du pouvoir.
De plus, dans cette affaire une autre personne exilée, le commissaire divisionnaire Papa Mambi Keita devrait être entendu au Mali pour donner sa version des faits à la justice. Ce dernier vit toujours en France depuis quelques années.
Par ailleurs, il est bon de rappeler que plusieurs mandats internationaux ont traditionnellement été émis, mais sans suite sérieuse contre des éléments de groupes armés, dont les chefs d’Ansar Dine et du Mujao, mais aussi contre des narcotrafiquants et des rebelles du MNLA. Cependant, ces mandats ont été suspendus en 2015, à quelques jours de la signature de l’accord de paix par les ex rebelles. Ce qui laisse planer un doute si toutefois, le cas de Karim Keita ne réserve pas un autre épisode politico-judiciaire, à plusieurs dimensions endogènes qu’exogènes.

SKK

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