RESPECT DU DÉLAI DE LA TRANSITION : Les anciens dignitaires se font entendre  

RESPECT DU DÉLAI DE LA TRANSITION : Les anciens dignitaires se font entendre  

 

Le lundi 26 juillet 2021, les cadres d’une dizaine de partis politiques se sont rencontrés pour marquer leur attachement à la réussite de la transition, mais aussi exiger le respect du délai de 18 mois, devant mettre fin à cette étape. Cette dernière annonce intervient quelques jours après la demande d’un leader religieux de proroger la transition de deux ans.

Lors de cette rencontre, les responsables de ces partis politiques ont considéré la situation sécuritaire, socio-politique, sanitaire et économique, complexe et sensible de notre pays avant de se dire  « désireux d’accompagner utilement la transition politique en cours jusqu’à son terme convenu dans la Charte librement consentie par le Peuple à la suite des concertations nationales de septembre 2020. Dans la déclaration lue par l’ancien Premier ministre, Moussa Mara du parti YELEMA, ce pôle, composé entre autre des partis CDS, RPM, ASMA, YELEMA, CODEM, ADEMA, RPDM, RDS, MIRIA, UM RDA, UDD, APR, l’on note l’attachement de ces leaders à la Charte de la transition : « considérant les engagements pris par les autorités de la transition devant l’opinion nationale et la communauté internationale ; lançons un appel solennel au peuple malien, aux autorités de la transition et à l’ensemble des partenaires du Mali à l’effet de s’engager pour la réussite de la transition ».

Ils ont réitéré leur disponibilité à participer à toutes les initiatives de la transition pour asseoir un processus inclusif dans la conduite des affaires publiques.

Pour ces partis politiques, la sortie durable de cette crise, suppose la conduite d’actions qui ne peuvent être toutes envisagées pendant la seule période de la transition. «  Nous sommes de ce fait convaincus que le prochain pouvoir, issu des élections générales de fin de transition, devra impérativement travailler dans un esprit de rassemblement et d’inclusivité et conduire de profondes réformes », soulignent-t-ils. Ainsi, ils affirment sans ambiguïté leur attachement au respect scrupuleux de la période de la transition et donc de la date retenue pour les prochaines élections générales (Présidentielles et législatives), à savoir le 27 février 2022. Avant de demander aux autorités de la transition de confirmer leur engagement à respecter ces échéances par la publication d’un chronogramme détaillé de tâches allant dans ce sens et par l’abandon de tout projet susceptible de mettre en cause ce délai. « Demandons à l’ensemble du peuple malien et à tous nos partenaires bilatéraux et multilatéraux de nous accompagner pour une transition réussie », déclarent-t-ils. A cet effet, ils décident de mettre en place un mécanisme de suivi de la présente déclaration.

SKK

 

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